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Vaccination : les Montréalais de 40 à 50 ans à la traîne

Sonia Bélanger présente un tableau aux journalistes.

Les autorités de la santé publique de Montréal ont constaté une stagnation de la prise de rendez-vous pour la vaccination chez les personnes de 40 à 50 ans.

Photo : Ivanoh Demers

Alors que le taux de vaccination dépasse les 75 % chez les 55 ans et plus et que les jeunes se mobilisent à leur tour, la vaccination stagne chez les 40 à 50 ans dans la métropole, constate la santé publique de Montréal.

Globalement, la campagne de vaccination se déroule bien, selon la Dre Mylène Drouin, directrice de santé publique pour la région de Montréal, et l’objectif d’offrir au moins une dose de vaccin à plus de 75 % des Montréalais d’ici le 24 juin demeure tout à fait atteignable, a-t-elle précisé en conférence de presse.

Près de 1,26 million de doses ont déjà été distribuées à Montréal.

À l’heure où on se parle, c’est plus de la moitié des Montréalais qui ont reçu au moins une dose. Lorsqu’on regarde les rendez-vous pris pour les prochaines semaines, on va jusqu’à 69 %.

Toutefois, si l’objectif des 75 % est déjà largement atteint chez les 55 ans et plus, l'engouement pour la prise de rendez-vous est moins élevé qu’il le devrait dans la population adulte âgée de 40 à 50 ans.

Les 40, 45 et 50 ans sont plus lents à prendre leur rendez-vous, je vais dire ça comme ça. […] Il y a comme une stagnation, il y a quelque chose là qui se passe.

Une citation de :Sonia Bélanger, PDG du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de Montréal

Pour ce qui est des adolescents et des jeunes adultes qui sont admissibles depuis peu à la vaccination, la réponse initiale est bonne, constate la santé publique. On vient juste d’ouvrir la vaccination […], mais ils sont au rendez-vous, on le voit, a souligné Sonia Bélanger.

Pour les 12 à 17 ans, Mme Bélanger a expliqué que les opérations se mettraient bientôt en marche avec le déploiement de cliniques de vaccination mobiles dans les écoles primaires et une formule mixte au secondaire qui comprend des cliniques mobiles et le déplacement d'élèves vers des centres de vaccination.

Autre bonne nouvelle : au moins 80 % des travailleurs du réseau de la santé ont reçu une première dose de vaccin et 35 % ont reçu leurs deux doses, a également souligné Mme Bélanger.

À la limite du rouge et de l'orange

Pendant ce temps, la COVID-19 perd lentement du terrain à Montréal, où le taux de cas actifs oscille autour de 94 par tranche de 100 000 habitants, soit tout juste à la limite entre la zone rouge et la zone orange.

C'est pourquoi la santé publique ne fera pas passer Montréal en zone orange dès lundi comme ce sera le cas pour les autres zones rouges du Québec.

Les gains réalisés sur la maladie étant encore assez récents à Montréal, les autorités préfèrent jouer de prudence et attendre au 7 juin avant de faire passer la ville en zone orange.

On est vraiment à la limite du rouge et du orange, mais encore en zone rouge [...] La pandémie n'est pas terminée, on a encore un petit bout de chemin à faire ensemble.

Une citation de :Dre Mylène Drouin, directrice santé publique pour la région de Montréal

La semaine dernière, la santé publique a recensé 1483 cas dans la métropole, soit entre 215 à 220 cas par jour en moyenne.

Dans les derniers jours, on a eu une baisse radicale du nombre de cas, mais qui est associée à une baisse importante des dépistages, a souligné la Dre Drouin en appelant les citoyens à ne pas perdre le réflexe d'aller se faire dépister dès qu'ils présentent des symptômes.

Les secteurs montréalais actuellement les plus touchés par la COVID-19 sont Parc-Extension, Bordeaux-Cartieville, Saint-Laurent, Pointe-Saint-Charles et Snowdon.

Le taux de positivité se maintient quant à lui autour de 3 %.

La métropole compte par ailleurs encore 216 éclosions actives, mais il s'agit de petites éclosions bien contrôlées, assure Mylène Drouin.

Bien que les éclosions soient généralement en baisse dans les milieux de travail, les écoles, les garderies et les milieux de soins, elles ont commencé à augmenter dans la communauté, a souligné la Dre Drouin, notamment dans les parcs, où les rassemblements se multiplient avec l'arrivée des beaux jours. Ce qui démontre, selon Mme Drouin, que la COVID-19 reste contagieuse lors d'activités extérieures.

Nouvelle tentative d'accélérer la vaccination à Montréal

Les hospitalisations en baisse

Dans les hôpitaux de la ville, la baisse des cas de COVID-19 se reflète également sur le nombre des hospitalisations, qui sont elles aussi en baisse ces dernières semaines.

Aujourd'hui, 169 personnes sont hospitalisées à Montréal en raison de la COVID-19, dont 55 aux soins intensifs. Les salles d'urgence sont quant à elles occupées en moyenne à 120 % de leur capacité d'accueil sur civières.

Le taux d'absentéisme demeure quant à lui élevé au sein du personnel de la santé, qui a été mis à rude épreuve depuis un an.

Actuellement, 7 % de nos effectifs sont absents pour assurance-salaire, pour accident de travail ou pour toute autre raison. 7 %, ça représente à peu près 10 000 personnes absentes dans le réseau de la santé, a précisé Sonia Bélanger.

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