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Archives

L’éveil des Cercles des jeunes naturalistes

Un garçon épingle une feuille d'arbre pendant qu'un autre se sert d'un microscope.

Faire un herbier, observer un spécimen au microscope : des activités proposées dans un cercle de jeunes naturalistes en 1960.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Avez-vous déjà fréquenté les Cercles des jeunes naturalistes? Nos archives nous rappellent la mission de cet organisme qui permet aux enfants d’apprivoiser la nature depuis 1931.

Les Cercles des jeunes naturalistes (CJN) sont un mouvement né de la Société canadienne d’histoire naturelle alors dirigée par le frère Marie Victorin.

Initiés par le frère Adrien Rivard, les CJN visent à introduire les jeunes aux sciences naturelles en favorisant l’observation et l’interprétation de la faune et la flore en nature.

L’initiative connaît un grand succès dès sa fondation en 1931. Plus de 50 cercles se créent en quatre mois, pour atteindre 300 en 1932.

La vie qui bat, 22 mars 1960

Ceux qui s’intéressent à la nature et aux animaux devraient s’inscrire à ces clubs de naturalistes, déclare l’animateur Guy Provost à l’émission La vie qui bat du 22 mars 1960.

La vie qui bat est la toute première émission de télévision de Radio-Canada à se consacrer aux sciences naturelles.

L’animateur visite l’un des nombreux cercles qui permettent aux jeunes de découvrir la nature dans le cadre d’activités de groupe.

Le court reportage nous montre leurs observations, au microscope ou à la loupe, et les illustrations qu’ils en tirent.

Souvenez-vous, mes petits amis, que la nature met à votre portée toutes sortes d'expériences qui vous fascineront!

Une citation de :L'animateur Guy Provost

Aujourd'hui, 14 octobre 1965

J'aime beaucoup la nature, puis ça me fait apprécier beaucoup de choses, les fleurs, les plantes, la forêt…

Une citation de :Un jeune naturaliste

Dans l’émission Aujourd’hui du 14 octobre 1965, le journaliste Raymond Laplante s’entretient avec des participants au congrès des jeunes naturalistes.

Ils lui expliquent ce qui les a motivés à joindre les Cercles des jeunes naturalistes.

J'ai découvert qu'on pouvait faire plusieurs expériences en CJN, explique un jeune naturaliste engagé dans un projet de baguage d’oiseaux.

Une autre participante exprime au journaliste sa fascination pour la mer. Pour le congrès, elle a préparé une communication sur ses habitants, comme les homards et les crabes.

Les CJN offrent aux enfants un contact direct avec la nature, expose le père jésuite Dollard Sénécal. Ils leur permettent de sortir des livres, de la théorie, soit ce qu’un enseignant peut difficilement faire dans sa classe.

À travers les excursions des CJN, ils acquièrent aussi une méthode de travail et une forme de pensée scientifique.

Pour être humaniste, il faut avoir une culture artistique et scientifique, affirme un jeune naturaliste qui s’implique à présent dans le comité provincial des CJN.

D’abord administrés par la communauté religieuse, les Cercles des jeunes naturalistes sont graduellement pris en main par une relève laïque au cours des années 60.

Une transition qui s’inscrit à l’époque dans une réforme majeure du système d’éducation au Québec. La Commission Parent recommande d’ailleurs la fondation de cercles CJN dans toutes les écoles de la province.

Je crois qu'ils [les Cercles des jeunes naturalistes] sont actuellement à un tournant de leur histoire, mais un tournant qui augure très bien, déclare le père Dollard Sénécal en 1965.

Au jour le jour, 3 octobre 1984

Le goût de la nature ne se perd pas, affirme l’animateur Normand Harvey à l’émission Au jour le jour du 3 octobre 1984.

Dans son reportage, le journaliste René Ferron accompagne des jeunes dans un camp offert par un club des CJN.

Au cours des années, l’organisme a publié de nombreux ouvrages et outils pour l’observation et l’identification de la faune et de la flore.

Encadrés par des animateurs spécialisés, les jeunes naturalistes ramassent feuilles et mousses en forêt et les collent dans leur herbier.

La motivation à joindre les CJN vient souvent du jeune lui-même, explique le coordonnateur Richard Prenovost, d’une curiosité du monde qui l’entoure, du manque de découvertes.

La méthodologie apprise ici et la conception plus juste qu'ils se font dorénavant sur la conservation de la nature deviendront pour ces jeunes un véritable actif, conclut le journaliste René Ferron.

L’éveil d’une conscience écologique, c’est ce que proposent les Cercles des jeunes naturalistes depuis 1931.

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