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Pas de traverse entre Rimouski et Forestville en 2021

Les élus gardent espoir et réclament une aide d'urgence de 100 000 $.

Le traversier CNM Évolution.

Le traversier CNM Évolution ne fera pas la navette entre Rimouski et Forestville cette année (archives).

Photo : Radio-Canada

Malgré le déconfinement et la diminution des cas de COVID-19, la direction de la traverse Rimouski–Forestville a décidé de ne pas mettre à l'eau le CNM Évolution cet été. Une pause qui s'explique par la crainte de connaître une autre saison déficitaire.

Les frontières internationales sont fermées, ça nous donne moins de trafic, mentionne le propriétaire de la traverse, Hilaire Journeault. L'an dernier, malgré l'achalandage touristique, il dit avoir perdu environ 100 000 $ pendant une saison écourtée et teintée par la pandémie.

Ce qui ajoute au problème, c'est la fin du programme d'aide à la réparation des navires, qui permettait depuis cinq ans un remboursement de 50 % des coûts de travaux sur les traversiers.

Hilaire Journeault affirme que le CNM Évolution nécessite des travaux annuels d'au moins 150 000 $ avant de pouvoir reprendre la mer au printemps.

« On a de la misère à se rentabiliser et vu que ce programme-là est arrêté, ça ne nous donne pas de chance. »

— Une citation de  Hilaire Journeault, propriétaire de la Traverse Rimouski–Forestville

Par contre, l'avenir du lien maritime qui existe depuis 22 ans n'est pas menacé. C'est une année sabbatique en quelque sorte, précise le fondateur de la traverse.

Le propriétaire du CNM Évolution, Hilaire Journault

Le propriétaire du CNM Évolution, Hilaire Journault

Photo : Radio-Canada

Il ajoute qu'en temps normal, le CNM Évolution transporte annuellement 40 000 passagers et entre 15 000 et 20 000 voitures.

Des voix s'élèvent

Le maire de Rimouski, Marc Parent trouve injuste que l’entreprise de M. Journeault ne reçoive pas, pour l'instant, une aide financière du gouvernement du Québec.

M. Parent critique toutefois la décision du transporteur d’annuler le service, tout juste avant la saison estivale. Il s'agit selon lui d'une forme de négociation qui se fait aux dépens des usagers.

« Avant de lui donner un chèque, assurez-vous que la population du Bas-Saint-Laurent ne soit plus jamais prise en otage par un promoteur qui décide à la dernière minute qu’il n’embarque pas sans recevoir de l’argent »

— Une citation de  Marc Parent, maire de Rimouski
Marc Parent, maire intérimaire de Rimouski

Marc Parent souhaite qu'une entente survienne entre l'entreprise et le gouvernement du Québec, qui garantirait un service fiable et un navire en bon état (archives).

Photo : Radio-Canada

Pour la mairesse de Forestville, Micheline Anctil, l’absence d’un service de traversier jusqu’à Rimouski n’est pas concevable.

La mairesse demande que le gouvernement du Québec octroie une aide d’urgence de 100 000 $ au propriétaire du CNM Évolution.

Une aide qui est minime à notre point de vue, quand on regarde les millions et les millions que le ministère des Transports a investis dans les autres traversiers pour les soutenir et pour garantir les autres liens maritimes, soutient Mme Anctil. Elle affirme qu'en attendant, c'est toute la saison 2021 qui est en jeu.

Cette dernière soulève l’importance de la traverse pour l’industrie touristique, pour la mobilité de la population et pour le développement économique de la Haute-Côte-Nord.

Un point de vue que partage le directeur général de la Chambre de commerce de la Haute-Côte-Nord, Carol Girard.

Il déplore que la traverse Rimouski-Forestville n'ait pas accès à l'aide gouvernementale comme les autres services maritimes de l'Est-du-Québec.

Les deux intervenants se tiennent debout près d'une pancarte qui désigne où se trouve le traversier.

La mairesse de Forestville, Micheline Anctil et le directeur général de la Chambre de commerce de la Haute-Côte-Nord, Carol Girard, souhaitent qu'une solution soit trouvée rapidement.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Je vous dirais qu’aujourd’hui, apprendre cette nouvelle-là, c’est comme une tonne de brique qui nous tombe sur la tête. M. Journeault de l’entreprise CNM Évolution, c’est un de nos membres et il a besoin d’aide, explique M. Girard.

La Chambre de commerce et de l’industrie de Rimouski-Neigette joint sa voix à celle de son homologue nord-côtier. Pour le directeur général de la Chambre, Jonathan Laterreur, les conséquences économiques de l’arrêt du service sont à éviter à tout prix.

La traverse est vitale. On va appuyer toutes les mesures qui vont pouvoir aider à ce qu’il y ait un service cet été. [...] Si c’est seulement 100 000 $ qui nous sépare d’une traversée maritime qui a des retombées économiques de plusieurs milliers de dollars, on appuiera la demande de la mairesse de Forestville absolument.

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