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Le recteur de la Laurentienne sous le feu des critiques en comité parlementaire

Robert Haché qui prononce un discours

Le recteur de l'Université Laurentienne, Robert Haché, a placé son établissement sous la protection des créanciers en février en raison d'importants défis financiers. (archive)

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le recteur de l'Université Laurentienne a été convoqué mardi devant un comité de la Chambre des communes pour discuter de la formation des sages-femmes autochtones. Il a fait face à des questions pointues sur les finances de son établissement, ainsi que sur les suppressions de personnel et de programmes.

Les députés du Nord de l'Ontario siégeant au comité permanent de la condition féminine voulaient en savoir plus sur la façon dont Robert Haché a pu placer l'université sous la protection de la Loi sur la protection des créanciers des compagnies (LACC), ce qui a entraîné le licenciement d'environ 200 employés et l'élimination de près de 70 programmes.

Lors de la réunion virtuelle, Charlie Angus, néo-démocrate représentant la circonscription de Timmins— Baie James, a voulu savoir comment M. Haché a pu annoncer aux étudiants au printemps dernier que l'université était sur le point d'équilibrer son budget, puis supprimer des dizaines de programmes moins d'un an plus tard.

« Il y a quelque chose que vous ne nous dites pas. N'étiez-vous pas conscient des dettes de l’Université Laurentienne ou utilisez-vous la LACC à d’autres fins? »

— Une citation de  Charlie Angus, député néo-démocrate de la circonscription de Timmins-Baie James
Charlie Angus debout à la Chambre des communes.

Le député néo-démocrate Charlie Angus a talonné le recteur de l'Université Laurentienne mardi. (archive)

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Eh bien, simplement, nous devions avoir un budget équilibré. Et la Laurentienne n'avait pas la capacité supplémentaire de s'endetter davantage, a répondu le recteur Robert Haché.

Il a ajouté que pendant des années, la Laurentienne a eu la moins bonne santé financière de toutes les universités de la province et que le personnel a travaillé très fort avant la pandémie pour respecter le budget prévu , mais que peu après, il n'avait tout simplement plus [assez d’argent] .

L'intervention des gouvernements remise en question

Le député Charlie Angus voulait aussi savoir si la Laurentienne a demandé de l'aide au gouvernement provincial ou fédéral lorsqu'elle a réalisé l'ampleur du fossé financier dans lequel elle se trouvait.

Le ministre Romano ou le gouvernement fédéral vous a-t-il dit que vous n’auriez pas d’aide ? Je ne peux pas imaginer qu'ils aient tout simplement dit "Eh bien, peu importe. Nous allons tout démolir" , a-t-il déclaré lors de la réunion virtuelle du comité mardi.

Le recteur Robert Haché a répondu que la Laurentienne a eu de longues conversations avec la province et des représentants du gouvernement fédéral au cours des mois ayant précédé le dépôt de la déclaration d'insolvabilité le 1er février.

Je ne peux pas commenter le processus décisionnel du côté du gouvernement a-t-il toutefois averti.

L'Université pourrait se départir de bâtiments

Pour sa part, le député libéral Marc Serré, qui représente la circonscription Nickel Belt, a dit au recteur que beaucoup de gens dans le Nord avaient un gros problème avec le processus suivi et la transparence de l’Université Laurentienne.

Il était particulièrement préoccupé par le fait que l'un des plus beaux campus du Canada puisse être vendu pièce par pièce afin que l’établissement retrouve sa viabilité financière.

Marc Serré derrière un lutrin devant un drapeau du Canada en train de faire une annonce.

Le député Marc Serré craint que l'Université Laurentienne ne sacrifie son campus pour se remettre à flot. (archive)

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Robert Haché a répondu avoir le devoir d'examiner les bâtiments et terrains dont l'établissement dispose et de voir si certains sont vraiment excédentaires par rapport aux besoins des étudiants.

« Je ne parle pas nécessairement des terrains de l'Université. Je me concentre vraiment sur les infrastructures en termes de bâtiments et de structures qui pourraient avoir d'autres fonctions pouvant être bénéfiques pour l'Université à l'avenir. »

— Une citation de  Robert Haché, recteur de l’Université Laurentienne

Difficile d'offrir des cours en français pour les étudiants du programme de sage-femme, selon le recteur

Le député Marc Serré a également posé des questions quant à la suppression du programme de sages-femmes.

Ses étudiants pourront obtenir leur diplôme dans des universités du sud de l'Ontario. Le député souligne toutefois que les autres universités ont peu d'expérience dans la formation d’étudiants aux réalités francophones, autochtones et rurales du Nord.

L'université n'avait pas d'autres choix que de supprimer le programme de formation de sages-femmes, étant donné que ce programme coûtait plus cher à offrir que ce qu’elle en retirait en termes de revenus , selon le recteur.

Il admet toutefois que d’offrir aux étudiants la possibilité de terminer leurs cours en français est un défi .

Avec les informations de CBC, et Erik White

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