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La police de Thetford Mines pourrait disparaître pour laisser place à la SQ

Une autopatrouille

La Sûreté du Québec pourrait remplacer le Service de police de la Ville de Thetford Mines.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Le service de police de Thetford Mines pourrait disparaître pour laisser place à la Sûreté du Québec. Dans son rapport déposé mardi, le Comité consultatif sur la réalité policière recommande réduire de 31 à 13 le nombre de corps policiers dans la province.

Le regroupement des services de police est l’une 138 recommandations du Comité mandaté par la ministre de la Sécurité Geneviève Guilbault en décembre 2019.

Il est d’abord recommandé de modifier la Loi sur la police pour élever de 50 000 à 130 000 habitants la barrière permettant à une municipalité de migrer son service de police vers la Sûreté du Québec (SQ).

Bromont, Granby, Saint-Jean-sur-Richelieu font aussi partie des sept autres corps policiers invités à porter l’uniforme vert et noir.

Manque d’expertise

L’analyse des interventions effectuées par la SQ à la demande des services de police municipaux tend à démontrer que de nombreux services de police de niveau 1 et de niveau 2 peinent à répondre aux crimes auxquels ils font face. Par exemple, une enquête pour meurtre nécessite un corps policier de niveau 3.

Des crimes concernant des données informatiques, la pornographie juvénile ou le proxénétisme ne font pas partie des services assumés par les policiers de niveau 1 et 2 alors qu’ils sont en hausse au cours des dernières années.

Un autobus de la Sûreté du Québec.

Un poste de commandement de la Sûreté du Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Marielle Dumont

Dans le rapport, il est inscrit que de 2018 à 2020, la SQ a été appelée à intervenir 2 222 fois pour résoudre des crimes dépassant les champs de compétences des organisations policières municipales.

Ce sont les services de police de niveaux 1 et 2 qui se détachent du lot quant au nombre de demandes effectuées. Au total, 84,8 % des demandes d’intervention adressées à la SQ pour des services de niveau supérieur émanaient en effet d’eux, est-il ajouté.

Le comité recommande donc de fusionner ces niveaux au troisième et d’en faire le seuil de minimal de service offert dans la province. Celui de la Ville de Québec serait ensuite le niveau supérieur, juste avant le Service de police de la Ville de Montréal et ensuite la Sûreté du Québec.

Lévis conserve sa police

Ayant un service de police de niveau 2, la Ville de Lévis craignait également de perdre ses policiers municipaux. Le comité recommande finalement de hausser son champ de compétences au niveau 3.

La même recommandation a été effectuée pour les villes de Sherbrooke, de Trois-Rivières et de Saguenay.

Du point de vue du comité, l’étendue du territoire et la nature des interventions requises, particulièrement en ce qui concerne la Ville de Saguenay, de même que le statut de pôles régionaux économiques, le niveau de criminalité observé et la charge de travail dans son ensemble justifient le maintien de services de police autonomes, explique-t-on.

Le Service de police de la Ville de Lévis a ouvert une enquête.

Le Service de police de la Ville de Lévis devrait avoir plus de responsabilités, selon le rapport du Comité consultatif sur la réalité policière.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Le maire de Lévis a réagi à ce rapport en marge de la séance du conseil municipal mardi. Gilles Lehouillier voit d’un bon œil ce qui semble se dessiner sur la table.

On veut une police de proximité forte à Lévis. On veut une desserte forte de service policier , a affirmé M. Lehouillier.

La Ville analysera tout de même les conséquences financières que peut avoir une hausse de niveau de service de son organisation policière, notamment par l’embauche d’effectif supplémentaire.

On va regarder le rapport dans la loupe de la capacité de payer de nos contribuables, a assuré le maire.

La ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault va réagir mercredi à la publication de ce rapport.

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