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La première femme à entraîner les footballeurs des Ravens veut laisser sa marque à Ottawa

Nadia Doucouré en entrevue devant l'Université Carleton.

Après la France et la Saskatchewan, Nadia Doucouré a vécu en Ontario, là où elle compte s'établir comme entraîneuse.

Photo : Radio-Canada

En devenant la première femme à décrocher un poste au sein de l’équipe d’entraîneurs du club de football de l’Université Carleton, Nadia Doucouré a la ferme intention de laisser sa marque au sein du programme. À moyen ou à long terme, elle veut aussi atteindre les plus hauts sommets du football féminin au Canada.

Avec les Ravens, elle occupera le rôle d’assistance de l’unité offensive en plus de diriger le groupe des receveurs de passes en compagnie de Youssy Pierre. Consciente qu’elle fait son entrée dans un milieu d’hommes, la grande passionnée du ballon ovale estime que sa présence sera bénéfique et enrichissante pour ces footballeurs.

Comme on dit, je fais partie d’un Boys Club, mais ça va ouvrir les yeux des jeunes. Ça va leur amener un œil différent, un œil nouveau [pour] les faire évoluer dans leur vie et dans leur carrière.

Une citation de :Nadia Doucouré, entraîneuse des Ravens

Nadia Doucouré dit ne pas ressentir une pression supplémentaire à faire ses preuves parce qu’elle est une femme. Loin de là.

Est-ce que je vais me prouver plus pour les autres? Non. Je vais montrer ce que je sais faire. Dans tout ce que j’entreprends, je travaille toujours très dur, ce n’est pas un problème pour moi.

Chose certaine, l’entraîneur-chef des Ravens, Steve Sumarah, est bien heureux de compter sur sa présence dans son groupe, et il n’a aucun doute qu’elle fera rapidement sa marque.

Elle aura un grand rôle avec notre équipe, que ce soit sur le terrain, mais aussi en dehors du terrain, notamment dans notre préparation de match.

Une citation de :Steve Sumarah, entraîneur-chef des Ravens

Pour l’instant, son emploi avec l’Université Carleton est à temps partiel, ce qui lui permet de conserver ses fonctions de coordonnatrice des examens au Collège royal des médecins et des chirurgiens du Canada. J'aime vraiment la balance entre les deux emplois et le fait qu'ils soient totalement différents. Ça me permet de passer de l'un à l'autre.

Nadia Doucouré tient un ballon de football dans ses mains.

Bien que son embauche ait été annoncée au grand public la semaine dernière, Nadia Doucouré est dans l’entourage des Ravens depuis près de deux mois.

Photo : gracieuseté Denis Marinier

Le football avant le foot

Comment une Française en est venue à s’intéresser davantage au football dans un pays traditionnellement amoureux du rugby et du foot? Bonne question, avoue la principale intéressée en riant.

Nadia Doucouré a cultivé sa passion pour le football en 2002 dans sa France natale, principalement à titre d'arbitre et d’entraîneuse du Flash de La Courneuve. Sa carrière est passée à un autre niveau lorsqu’elle a immigré au Canada, en 2014, où elle a fait ses marques avec les Valkyries de Saskatoon, un club phare dans l’univers du football féminin de la Saskatchewan et dans l’ouest du pays.

En 2017, elle a déménagé à Ottawa lorsqu’elle a obtenu un emploi avec le Centre national des arts. Un an plus tard, on lui a confié un mandat d’entraîneuse avec Football Ontario afin de bâtir une équipe senior de A à Z en vue du championnat national. À travers ce défi colossal, elle n’a jamais arrêté de suivre des formations pour bonifier son bagage d'expérience.

Lors d'une formation, j’ai rencontré quelqu’un que je connaissais. Je lui ai dit que je voulais faire mon chemin, mais que je ne connaissais personne dans la région, et on m’a mis en contact avec Steve [Sumarah], qui cherchait à ajouter une femme dans son personnel. C’est comme ça que le lien s’est fait.

Nadia Doucouré, les mains sur les hanches, avec un ballon de football à ses pieds.

L’entraîneur-chef des Ravens, Steve Sumarah, aimerait voir Nadia Doucouré dans les hautes sphères de Football Canada.

Photo : gracieuseté Denis Marinier

L’entraîneur-chef des Ravens, Steve Sumarah, l’a embauchée en sachant qu’elle allait être un bel atout pour son programme, mais aussi parce que cela coïncide avec sa mission de développer le football féminin à l’échelle canadienne. Actuellement, c’est un homme qui dirige l’équipe féminine senior. Un jour, Steve Sumarah veut que ce soit une femme, et cela pourrait bien être Nadia Doucouré.

Il faut se fixer des objectifs pour pouvoir les atteindre. Si je peux aider une personne à améliorer ses connaissances et son expertise pour qu’elle soit, au minimum, dans les discussions pour un emploi, j’aurai fait ma part, a-t-il conclu.

Avec les informations d’Ismaël Sy

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