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Quel avenir pour le corps policier de la MRC des Collines-de-l'Outaouais?

Affiche de la police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais. (déc 2015)

Affiche de la police de la MRC des Collines-de-l'Outaouais (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Sébastien Marier

Radio-Canada

À la suite du dépôt du rapport du Comité consultatif sur la réalité policière, bien des questions demeurent concernant le corps policier de la MRC des Collines-de-l'Outaouais.

Le comité consultatif sur la réalité policière a dévoilé, mardi, son rapport final. Un document imposant de 220 pages qui propose 138 recommandations pour changer le travail des policiers et l'adapter aux besoins contemporains.

Parmi les recommandations, celle de transférer à la Sûreté du Québec (SQ) les corps policiers des plus petites municipalités. Le corps policier de la MRC des Collines-de-l'Outaouais pourrait être concerné.

La mairesse de Chelsea et préfète de la MRC des Collines-de-l'Outaouais, Caryl Green soutient qu'il y a matière à réflexion.

Je sais que nos résidents sont très satisfaits avec les services policiers, très communautaires, très proches de leurs besoins, a-t-elle expliqué, en entrevue.

Ce sera important de faire une consultation avec les résidents.

Une citation de :Caryl Green, préfète de la MRC des Collines-de-l'Outaouais et mairesse de Chelsea

Pour l'instant, la loi prévoit six niveaux de services, le niveau un étant la police locale avec peu de ressources et le niveau six étant la Sûreté du Québec.

Il est donc question de simplifier le tout avec quatre niveaux et de rehausser le niveau minimum de services offerts pour que le niveau minimal propose les services qui étaient offerts au niveau trois. Un bémol s'impose toutefois, plusieurs services de police n'offrent pas ce niveau.

Au-delà du type de services offerts, il y a toute la question du financement, a fait valoir la préfète. En ce moment, on ne reçoit aucune subvention du Québec pour notre service policier, a-t-elle affirmé.

Si le service était assuré par la SQ, il serait subventionné par la province, a aussi expliqué Mme Green. Cette dernière a ajouté que la MRC avait déjà fait une demande pour obtenir une certaine équité financière par rapport à cette situation.

Une femme en entrevue devant l'hôtel de ville de Chelsea.

Caryl Green, préfète de la MRC des Collines-de-l'Outaouais et mairesse de Chelsea (Archives)

Photo : Radio-Canada

La mairesse de Chelsea s'est montrée ouverte à rehausser le niveau de services offerts par le corps policier déjà en place, afin d'éviter que la SQ ne reprenne le territoire.

Si on augmente au niveau trois, il faudra regarder les coûts et voir s’il y a un financement qui vient avec ce niveau de services, a-t-elle conclu.

Pour le député libéral de Pontiac, André Fortin, cette proposition serait la plus optimale, à condition que le gouvernement offre les fonds nécessaires.

Le gouvernement a deux options devant lui. Il peut, soit abolir les corps policiers municipaux comme celui de la MRC des Collines [de l'Outaouais], mais il va se retrouver à payer l'entièreté de la facture, c'est-à-dire à travers la Sûreté du Québec. Ou encore, il peut choisir d'en donner un peu plus, c'est-à-dire d'ouvrir les coffres un peu plus pour que ces services de police là soient bien financés, qu'ils aient les ressources nécessaires. [...] Il me semble que c'est une solution pour garder notre service de police de proximité, mais s'assurer qu'ils ont toutes les ressources nécessaires, a expliqué l'élu provincial en entrevue.

Volet financier, le nerf de la guerre

Il y a plein d’éléments dans les 138 recommandations qui vont sans doute nous faire avancer en temps que société, mais il y a deux éléments de base dans le giron municipal qui nous préoccupent davantage : le volet financier et le respect de l'autonomie des municipalités, a résumé le président de l'Union des municipalités du Québec et maire de Gaspé, Daniel Côté.

À son avis, les questions concernant le financement et les subventions seront le nerf de la guerre.

Il faut que les municipalités soient dans le coup et qu'elles soient d’accord avec le transfert [à la SQ].

Une citation de :Daniel Côté, président de l'Union des municipalités du Québec et maire de Gaspé

L’option du rehaussement des niveaux de services vient aussi une facture supplémentaire, donc on doit aussi connaître les tenants et aboutissants au niveau financier et ça, ça ne figure pas dans le rapport, a-t-il fait valoir.

M. Côté a souligné qu'un livre vert ne correspondait qu'à une étape préliminaire, mais ce dernier estime que le gouvernement devra consulter les municipalités avant d'aller plus loin.

Avec les informations de Rosalie Sinclair et de Rémi Authier

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