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Aide fédérale attendue : 12 infirmières en soins intensifs bientôt au Manitoba

Un lit dans une salle d'opération vide.

Le médecin en chef de Soins communs, Dr Perry Gray, affirme qu’il ne peut pas dire précisément combien de « patients invisibles », qui n'étaient pas atteints du coronavirus, auraient perdu la vie parce que le système de santé n'a pu faire de suivi adéquat.

Photo : Mikaela MacKenzie/Winnipeg Free Press/Canadian Press

Camille Kasisi-Monet

Alors que les responsables de Soins Communs Manitoba s'inquiètent du sort des « patients invisibles » qui ne peuvent être traités par un système de santé débordé, 12 infirmières en soins intensifs seront dépêchées cette semaine par le gouvernement fédéral pour prêter main-forte au Manitoba durement frappé par la troisième vague.

En plus de ces infirmières, le gouvernement fédéral enverra un ou deux épidémiologistes et trois techniciens de laboratoire.

La semaine dernière, le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a fait appel à Ottawa et demandé jusqu’à 50 infirmières.

En conférence de presse mardi matin, le responsable des services médicaux spécialisés et médecin en chef de Soins communs, Perry Gray, et l'infirmière en chef Lanette Siragusa, ont fait le point sur la situation dans les hôpitaux.

Des reports d'interventions chirurgicales permettent à la province d'allouer six lits de plus en soins intensifs à compter de mardi, pour un total de 146 lits.

On compte désormais 18 patients transférés dans des unités de soins intensifs en Ontario. Il s'agit de patients en état stable et capables de faire le voyage en avion, mais dont l'état requiert qu'ils restent encore plusieurs jours aux soins intensifs.

Le Dr Gray se dit par ailleurs terriblement préoccupé par le report des interventions médicales entraîné par la COVID-19.

Chaque semaine, dit-il, près de 1000 Manitobains voient leur chirurgie non urgente reportée et d’autres ne peuvent être diagnostiqués à temps pour des maladies qui pourraient être graves, parce que la COVID-19 crée une surcharge du système de santé.

Le médecin craint une augmentation des cas de cancer après la pandémie. Quelqu’un qui doit passer une colonoscopie pour la détection d’un cancer et qui ne le fait pas en raison de la COVID-19 risque d’être diagnostiqué trop tard, dit-il. On ne peut pas se permettre de mettre de côté ou d’oublier ceux qui n’ont pas besoin de soins immédiats.

Quelques conséquences de la pandémie sur le système de santé :

  • 900 à 1000 opérations chirurgicales annulées chaque semaine
  • 190 patients cardiaques sur une liste d'attente, contre 60 avant la pandémie
  • 75 patients cardiaques en attente d’une chirurgie urgente
  • Environ 20 000 échantillons pathologiques prélevés en moins

Rectificatif : une version précédente de ce texte mentionnait par erreur 200 000 échantillons plutôt que 20 000.

De l'aide des états voisins

La province obtient déjà de l’aide de l’Ontario, qui peut lui prêter au moins 20 places au sein de ses unités de soins intensifs.

Le gouvernement manitobain est aussi en pourparlers avec la Saskatchewan et le Dakota du Nord concernant la prise en charge de patients manitobains.

Les Forces armées canadiennes pourraient de leur côté offrir au Manitoba des équipes de transport pour effectuer un transport par jour, avec deux patients.

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