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Début du témoignage de François Asselin, accusé de deux meurtres

François Asselin, accusé du meurtre non prémédité de son père, à son arrivée au palais de justice de Trois-Rivières.

François Asselin, accusé du meurtre non prémédité de son père, à son arrivée au palais de justice de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le témoignage de François Asselin pour sa défense a débuté mardi au palais de justice de Trois-Rivières. L’accusé s'est présenté à la barre des témoins calme et posé. Il semblait avoir les idées claires.

Asselin a dressé le portrait d’une enfance trouble. Il a raconté que lui et son jeune frère ont été agressés sexuellement par un homme du voisinage. Il était alors âgé d’environ 9 ans.

La mère de François Asselin aurait surpris l’homme en train d’agresser ses garçons. En colère, elle aurait fracassé les vitres de son appartement.

C’est à la même époque que François Asselin a déménagé chez son père. Il a raconté qu’à l’âge de 10 ans, son père lui permettait de fumer du cannabis avec lui tous les soirs après qu’il ait fait ses devoirs.

L’accusé a témoigné qu’il se battait régulièrement à l'école contre des jeunes qui brisaient ses lunettes. Son père l'encourageait à se défendre et s’il avait le dessus, il recevait 20 $ pour aller s'acheter un repas à une rôtisserie. Au cours des années suivantes, François Asselin a dit qu’il devait aller chercher son père en pleine nuit dans des bars au moins une fois par semaine.

C’est à l’âge de 16 ans qu’il a appris le suicide de son petit frère. L’événement est suivi 6 semaines plus tard par le suicide de son demi-frère. Pour lui, tout s’écroule. Asselin a dit qu’il pleurait tout le temps.

Alors qu’il avait d’importantes difficultés d’apprentissage, il a quitté l’école en ayant terminé seulement sa deuxième année du secondaire. Sa consommation comprenait du speed, de la marijuana et de la bière en grandes quantités.

Des problèmes de santé mentale dans la famille

La mère de François Asselin a aussi été appelée à la barre des témoins, par la défense. Hélène Asselin a raconté avoir donné naissance à son fils François alors qu’elle était adolescente et en fugue du centre jeunesse où elle était placée.

Selon elle, les oncles et tantes de François Asselin auraient souffert de schizophrénie. La grand-mère de l’accusé aurait effectué plusieurs séjours en psychiatrie. Mme Asselin a aussi mentionné que le frère de l’accusé s’est suicidé à l'âge de 13 ans.

La dame a expliqué avoir rendu visite à son fils le 10 mai 2018. Une odeur nauséabonde empestait l’appartement au point tel qu’elle a préféré l’attendre dans la voiture. À la barre des témoins, elle a invoqué une odeur de vieille viande. Elle a précisé que l'endroit était bordélique.

Selon elle, le comportement de François Asselin était alors normal. Elle dit cependant avoir remarqué qu'il semblait fatigué physiquement .

Lors de son contre-interrogatoire, le procureur de la Couronne est revenu sur deux déclarations signées que Mme Asselin a faites aux policiers les 19 et 28 mai 2018. Il a affirmé que certains des propos qu'elle a tenus ce mardi en cour ne concordent pas avec les versions données il y a trois ans. Pressée de questions, Mme Asselin s'est sentie indisposée. Elle a pris quelques doses de son inhalateur et a pu reprendre son témoignage.

Trois personnes dans un couloir du palais de justice, qui entrent dans une salle.

La mère de François Asselin, Hélène (à droite), a témoigné mardi avant-midi au palais de justice de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Julie Grenon

François Asselin est accusé d’avoir tué son père, Gilles Giasson, à son appartement de la rue Sainte-Cécile, à Trois-Rivières, entre le 8 et le 11 mai 2018 avant de disposer de son corps dans les ordures. Il est aussi accusé d’avoir tué son collègue de travail François Lefebvre, dont le corps a été retrouvé à Sherbrooke le 17 mai.

La défense entend démontrer qu’il n’est pas criminellement responsable des meurtres. Mardi, la psychiatre Marie-Frédérique Allard doit d’ailleurs témoigner pour la défense afin de démontrer que l’accusé souffrait de troubles psychotiques au moment des meurtres.

Avec les informations de Julie Grenon

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