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Les conditions météorologiques menacent les oiseaux en Saskatchewan

Une bernache et deux de ses petits se promènent les pattes dans l'eau.

Le manque de zones humides pourraient nuire aux oisons. (archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Radio-Canada

La sécheresse du printemps et la vague de froid qui sévissent en Saskatchewan auront des effets sur les oisillons. La mortalité pourrait être plus élevée cette année, affirme le biologiste Jared Clarke.

La sécheresse observée dans le sud de la Saskatchewan a été particulièrement difficile pour les bernaches du Canada qui cherchent des endroits où construire leurs nids, explique Jared Clarke.

Selon M. Clarke, les zones humides se font rares cette année, nombre d'entre elles ayant été asséchées. Les bernaches sont retournées dans les environs de Regina et ont constaté que les zones humides habituelles n'étaient pas présentes, puis ont dû prendre la décision de s'aller ailleurs.

De l’eau pour les petits

Les oies sauvages ont besoin d’eau pour faire éclore leurs œufs et protéger les oisons des prédateurs. Les oies ne seront pas les seules à être touchées par la météo. La récente vague de froid pourrait toucher certains oiseaux plus petits, explique Jared Clarke.

Les hirondelles rustiques ou les hirondelles noires pourraient avoir du mal à survivre avec la vague de froid dans la province.

La vague de froid peut détériorer l'état corporel de certains petits oiseaux, ce qui signifie qu'ils peuvent pondre moins d'œufs, ajoute M. Clarke.

Le froid ajoute aussi aux difficultés des oiseaux insectivores, qui ont plus de mal à trouver leur nourriture en vol.

Deux hirondelles posées sur un morceau de bois au printemps.

Les hirondelles sont connues pour annoncer le printemps. (archives)

Photo : iStock

Les effets du changement climatique

Le biologiste pense que les effets du changement climatique sont déjà visibles dans la province et au-delà.

Les merles bleus des montagnes auront déjà des oeufs qui seront potentiellement éclos. Le froid du printemps pourrait les tuer parce que les adultes pourraient ne pas être en mesure de trouver assez de nourriture pour eux.

Les épisodes de sécheresse pourraient aussi devenir plus probables. Ces phénomènes météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents et exercent une forte pression sur les espèces d'oiseaux, note M. Clarke.

Les oiseaux insectivores, comme nos hirondelles et nos gobemouches, représentent le groupe d'oiseaux qui décline le plus rapidement en Amérique du Nord en ce moment , conclut-il.

Avec les informations de Heidi Atter

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