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Epic Games et Apple montrent leurs dernières cartes après trois semaines de procès

Le logo d'Apple affiché sur un téléphone, qui est déposé sur un clavier d'ordinateur dont l'écran affiche le logo d'Epic Games.

L'issue du procès opposant Apple et Epic Games pourrait changer les règles de l'économie mobile.

Photo : afp via getty images / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Agence France-Presse

Apple doit ouvrir les portes de son écosystème mobile, selon l'éditeur Epic Games, qui a martelé cette demande lundi, en conclusion de trois semaines de procès au cours duquel la marque à la pomme s'est défendue de tout abus de position dominante.

Tout ce que j'entends d'Apple, c'est "nous faisons du bon boulot et nous sommes le chef suprême et bienveillant de cet écosystème", a déclaré Gary Bornstein, l'avocat d'Epic, qui a intenté des poursuites contre l'App Store, l'incontournable plateforme de téléchargement d'applications sur iOS.

Ce n'est pas une défense aux yeux des lois anticoncurrentielles, a-t-il insisté devant les quelques personnes autorisées à venir en personne au tribunal d'Oakland, une ville de la baie de San Francisco.

Epic Games a demandé à la juge Yvonne Rogers de déclarer que les règlements de l'App Store enfreignent les lois sur le droit de la concurrence, ce qui forcerait le géant des technologies à revoir son modèle de fond en comble.

Des plateformes alternatives réclamées

L'éditeur du jeu phénomène Fortnite voudrait notamment qu'Apple autorise des plateformes alternatives, afin d'ouvrir le marché de la distribution d'applications.

Cela permettrait de faire baisser les prix et conduirait à plus d'innovation, a-t-il argumenté, en citant deux critères centraux dans le droit de la concurrence américain.

Mais selon la société de Cupertino, c'est impossible sans compromettre la sécurité des utilisateurs et utilisatrices, et la confidentialité de leurs données et de leurs modes de paiement.

Il y a beaucoup de menaces et il y en aura encore plus demain. Epic veut qu'Apple enlève ses gants et se tienne au milieu du ring prêt à recevoir les coups, a rétorqué l'avocat Richard Doren pour la défense.

Apple fait aussi valoir que les propriétaires d'iPhone peuvent aller sur Android (le système d'exploitation de Google, largement dominant dans le monde) et aussi accéder aux jeux vidéo sur d'autres supports (consoles, PC, etc.).

Des personnages du jeu Fortnite.

Dans « Fortnite », 100 joueurs s'affrontent en même temps et seul le dernier survivant remporte la partie.

Photo : Epic Games

Mais le groupe compte 1 milliard d'iPhone actifs dans le monde, un marché juteux dont les éditeurs d'applications n'ont aucun intérêt à se passer. La plupart acceptent donc les conditions de la plateforme, de l'examen préalable de leurs produits à la commission de 15 à 30 % sur tous les achats de biens numériques.

Les deux sociétés s'affrontent depuis qu’Epic Games a rompu son contrat avec Apple en août 2020. Sa mise à jour du jeu Fortnite offrait aux joueurs et joueuses un moyen de contourner le système de paiement de l'App Store, ce qui a permis à l’éditeur d'échapper au prélèvement de la commission faramineuse d’Apple. Le géant californien avait immédiatement éjecté le jeu de son magasin d’application.

La juge a indiqué espérer rendre son verdict d'ici le 13 août, sans garantie.

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