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L’Alberta ordonne la suspension des partenariats de ses universités avec la Chine

Demetrios Nicolaides en conférence.

Le ministre de l'Éducation supérieure de l'Alberta, Demetrios Nicolaides, dit craindre l'accès de la Chine à la propriété intellectuelle canadienne.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le gouvernement de l’Alberta ordonne à ses universités de suspendre tout partenariat lié au gouvernement chinois et de réévaluer tous leurs liens avec la république communiste.

Selon un article du quotidien The Globe and Mail, le ministre de l’Éducation supérieure de la province, Demetrios Nicolaides a envoyé une lettre à l’Université de Calgary, à l’Université de l’Alberta, à l’Université de Lethbridge et à l’Université Athabasca à cette fin.

Il leur demande de suspendre tout partenariat avec des entités ayant des liens avec la Chine, d’évaluer en profondeur leurs liens avec ces entités et de s’assurer que tout partenariat soit soumis à une évaluation des risques rigoureuse, explique le porte-parole du ministre, Taylor Hides.

Les établissements ont 90 jours pour déposer un rapport contenant les informations exigées par le gouvernement.

Je suis inquiet du vol potentiel de la propriété intellectuelle canadienne et plus inquiet encore de la possibilité que ces partenariats soient utilisés par la Chine à des fins militaires ou d’espionnage, écrit le ministre Nicolaides dans une déclaration faite par courriel.

Il faut faire plus pour endiguer l’infiltration étrangère dans nos centres de recherche et d’innovation, dont ceux de nos établissements postsecondaires.

Ces inquiétudes, le ministre n’est pas le seul à les avoir. Les partenariats universitaires à travers lesquels le gouvernement chinois a accès à la propriété intellectuelle d’autres États sont sujets à controverse en Australie, aux États-Unis et ailleurs au Canada.

L’an dernier, le Comité des relations sino-canadiennes de la Chambre des communes a eu vent d’allégations voulant que la Chine utilise des universitaires pour avoir accès à de la technologie, dont des outils de renseignement, développée par des universités canadiennes.

Nous aimerions également voir le développement, par Ottawa, d’une stratégie pancanadienne sur ces enjeux, puisque la sécurité et le renseignement relèvent du fédéral, ajoute le ministre Nicolaides.

L’Université de Calgary dit avoir reçu la lettre du ministre, mais ne souhaite pas commenter pour l’instant.

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