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John Boudrias prône l’unité de la nation algonquine

John Boudrias

John Boudrias, nouveau grand chef du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg.

Photo : Courtoisie

Martin Guindon

John Boudrias fait de l’unité l’un des fers de lance du mandat qu’il amorce à titre de grand chef du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg.

Membre de la Long Point First Nation au Témiscamingue, John Boudrias a été élu avec 44,5 % des suffrages exprimés dans les sept communautés qui font partie du Conseil tribal. Il a devancé Alice Beaudoin (31,7 %) et Frankie Cote (23,9 %) au scrutin tenu le 20 mai. Il sera épaulé par la vice-grande cheffe Savanna McGregor (Kitigan Zibi), la représentante des aînés Alice Jerome (Abitibiwinni), la représentante des femmes Shirley Tolley (Kitigan Zibi) et la représentante des jeunes Jennifer Tenasco (Kitigan Zibi).

Il y a beaucoup de dossiers sur la table, beaucoup de défis. Mais chacune des personnes élues est une nouvelle personne. Ça donne une nouvelle énergie. J’ai bien hâte de voir les résultats, s’enthousiasme John Boudrias, qui arrive en poste avec une connaissance du Conseil tribal, puisqu’il y a travaillé ces dernières années.

Unité et territoire

Le nouveau grand chef se dit bien en selle pour porter à la table des chefs les messages recueillis auprès des citoyens lors de la campagne électorale, qui s’est étirée d’un mois en raison de la pandémie. Parmi ceux-ci, celui de l’unité. Pas seulement entre les sept nations membres du Conseil tribal, mais aussi avec les quatre autres communautés algonquines qui n’en font pas partie.

Ce que j’envisage, c’est qu’on puisse regarder la possibilité de former une alliance supérieure, un véhicule uni pour les dossiers qui demandent une approche de la nation au complet, qui ne sont pas régionalisés. C’est le cas par exemple des droits territoriaux. Si on dit qu’on est sur le territoire, il va falloir qu’on soit beaucoup plus visible comme nation au complet, et pas juste chaque communauté qui fait ses activités. Il faut prendre en main le territoire qu’on revendique comme étant le nôtre, fait valoir John Boudrias.

Dans les villes

Selon lui, cette occupation du territoire doit se traduire par une présence accrue, notamment dans les villes.

Rouyn-Noranda, Val-d’Or, Amos, Gatineau sont toutes sur le territoire des Algonquins, sauf qu’on n’est pas présents. J’ai grandi à Val-d’Or, et je trouve qu’on était alors beaucoup plus présents. En ayant une présence plus accrue, on va aussi être plus impliqués dans ce qui se passe sur le territoire, comme le développement. On n’est pas anti-développement, on est pro-développement. Mais ça doit se faire dans le respect de l’environnement et de notre mode de vie traditionnel, insiste-t-il.

Enfin, les communications joueront aussi un rôle important, tant entre les communautés membres du Conseil tribal qu’avec les autres communautés algonquines et ceux qui cohabitent sur le territoire.

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