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Des plaisanciers québécois veulent avoir accès à leur bateau en Ontario

Des voiliers en cale sèche.

Les Québécois ayant un bateau en Ontario n'y ont pas accès en raison de la fermeture de la frontière entre les deux provinces (archives).

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Radio-Canada

De nombreux plaisanciers québécois qui ont amarré leur embarcation dans une marina ontarienne attendent avec impatience la réouverture de la frontière entre les deux provinces. En raison des mesures sanitaires, ils n'ont toujours pas accès à leur bateau.

La navigation de plaisance ne fait pas partie des exceptions permettant de traverser la frontière. Ainsi, plusieurs propriétaires de bateaux du Québec doivent patienter à la maison en attendant la levée de barrages policiers.

C'est le cas de Luc Mercier, un résident de Sainte-Thérèse, au nord de Montréal. L'an dernier, il a fait l'acquisition d'un voilier qui baigne dans les eaux de Kingston. Il n'a pas visité son bateau depuis le mois de mars.

Nous, les plaisanciers québécois qui avons un bateau en Ontario, on est un peu coincés , résume-t-il.

On est dans une zone grise.

Une citation de :Luc Mercier, résident de Sainte-Thérèse
Un homme à bord d'une embarcation.

Luc Mercier est un Québécois dont le bateau est à Kingston.

Photo : Courtoisie / Luc Mercier

Aucune date n’a encore été fixée pour la fin des contrôles routiers entre les deux provinces. L’ordre de rester à la maison a par ailleurs été prolongé, en Ontario, jusqu'au 2 juin.

Dimanche, la province enregistrait 1691 nouveaux cas et 15 décès de plus. Les chiffres n'ont pas été mis à jour, lundi, en raison du jour férié.

En attendant la réouverture des frontières interprovinciales, M. Mercier suit rigoureusement les nouvelles, dans l'espoir d'en recevoir des bonnes le plus rapidement possible.

Un défi pour les marinas en région frontalière

À la Marina Riverest, située à L'Orignal, la fermeture de la frontière interprovinciale représente une baisse de clientèle. Celle-ci est constituée, à 25 %, de plaisanciers québécois.

Le plan de déconfinement de l'Ontario a permis aux marinas de lancer la saison ce samedi sans toutefois leur permettre d'accueillir des Québécois.

Si nos marinas sont ouvertes, on aimerait que tout le monde puisse en bénéficier, lance en entrevue André Chabot, qui est le nouvel exploitant des installations avec sa conjointe.

On est [dans] une ville frontière donc notre commerce dépend des deux côtés de la rivière pour avoir un bon succès durant l’été, ajoute-t-il.

Un homme se trouve près d'un quai, sur le bord de l'eau.

André Chabot, copropriétaire de la Marina Riverest

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Il souligne que l'incertitude est ce qui semble peser le plus chez ses clients. Il confirme avoir reçu plusieurs appels pour faire valider l'information.

Le nouvel exploitant soutient que, même si les plaisanciers sont impatients de mettre leurs bateaux à l'eau, ils restent très respectueux.

Ils comprennent que nous on a un commerce et qu’on doit suivre les règles du gouvernement.

Une citation de :André Chabot, copropriétaire de la Marina Riverest

Les gens sont prêts à suivre les règlements de la région où ils sont, assure M. Chabot. Il n'y aurait donc pas de problème, selon lui, à ce que les plaisanciers puissent naviguer d'une province à l'autre.

Avec les informations de Denis Babin

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