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Les employés de l'usine Exceldor de Saint-Anselme en grève

L'extérieur de l'usine de Saint-Anselme.

L'usine Exceldor à Saint-Anselme (archives)

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Les 600 employés de la coopérative Exceldor de transformation de poulets de Saint-Anselme ont déclenché une grève générale, lors d'un vote tenu dimanche soir.

On déplore grandement cette situation-là qui a été déclenchée hier [dimanche] par nos employés suite à notre assemblée générale et au refus d’offre finale et globale que nous avons déposée dans les dernières semaines, a indiqué Denis Boudreau, vice-président des ressources humaines d’Exceldor coopérative, en entrevue à Radio-Canada.

L'offre a été rejetée à 79 % par les membres, précise le syndicat des Travailleurs et Travailleuses unis de l'alimentation et du commerce, section locale 1991-P (TUAC 1991-P) par voie de communiqué.

Les effets de la grève sont majeurs sur la chaîne d’approvisionnement, selon M. Boudreau.

Dans cette usine de Saint-Anselme, on transforme un million de poulets par semaine. Ça va avoir un impact majeur sur l’approvisionnement principalement au niveau de la clientèle. Quand on parle de clientèle, on parle de restaurateurs et de supermarchés, précise-t-il.

Retour à la table des négociations

Les négociations en vue de renouveler la convention collective des travailleurs s'étirent depuis plusieurs mois. Un médiateur conciliateur est impliqué dans les négociations qui achoppent sur un plan monétaire.

Nous avons déposé une offre d’une durée de 6 ans avec des augmentations totales de 18 %, dont 8,5 % à la signature. Nous avons également inclus un montant forfaitaire de 1500 dollars en moyenne par employé et quand on compare aux demandes syndicales on parle d’une augmentation de 40 % sur 3 ans seulement sur une base des taux horaires, explique M. Boudreau.

De plus, en déposant une offre finale et globale, l’employeur fermait la porte à toutes les négociations concernant les autres demandes syndicales, notamment sur les assurances collectives, indique aussi le syndicat.

Toutefois, la partie patronale souhaite retourner le plus vite possible à la table des négociations.

Une réunion est prévue mardi en avant midi avec le médiateur au ministère du Travail.

La balle est désormais dans le camp de l’employeur, juge le syndicat.

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