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L’environnement des abeilles urbaines inquiète

Une personne portant une combinaison d'apiculteur manipule un des cadres de sa ruche avec des centaines d'abeilles dessus.

Michelle Wolfson est devenue présidente de l'Association d'apiculture urbaine de Toronto en 2020. On la voit ici en train de manipuler la ruche qui se trouve dans son jardin, sur sa propriété du quartier des Beaches, à Toronto.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

L’apiculture urbaine compte de plus en plus d’adeptes à Toronto. Or, certains experts s’inquiètent du manque de plantes et de fleurs pour satisfaire toute la population de pollinisateurs en milieu urbain.

Michelle Wolfson possède ses propres ruches urbaines depuis 5 à 6 saisons, et préside depuis un an l’Association des apiculteurs urbains de Toronto.

Une femme présente l'intérieur de sa ruche urbaine.

Michelle Wolfson possède ses propres ruches depuis « cinq ou six saisons ».

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Elles ont simplement piqué mon intérêt. L’une des choses à savoir, c’est qu’il y a plus de choses à apprendre sur les abeilles qu’il a de temps dans une vie. Chaque fois que vous ouvrez la ruche, vous apprenez quelque chose de nouveau.

Selon elle, l’apiculture urbaine est de plus en plus populaire.

Le collectif des apiculteurs de Toronto fait le même constat. Robin Sundstrom, membre et coprésidente du conseil du Toronto Beekepers Collective, se réjouit de voir cet engouement pour les abeilles.

Je pense que l'intérêt des gens pour les abeilles les a amenés à comprendre qu'il y a toute une série d'autres pollinisateurs dont il faut s'occuper.

Gros plan sur une abeille posée sur le dessus d'une ruche.

Les abeilles sont des pollinisateurs, comme les bourdons, les guêpes ou les papillons, ce qui signifient qu'en se déplaçant, elles participent à la reproduction des plantes.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Les pollinisateurs assurent la fertilisation des plantes, de même que la production de graines et de fruits. Sans eux, la plupart des aliments que nous consommons n’existeraient pas.

Mais ces espèces sont sous de nombreuses pressions, que ce soit la perte de leur habitat, les changements climatiques ou les pesticides, entre autres.

Et cette semaine, le gouvernement fédéral est revenu sur sa promesse d'interdire l'utilisation de deux pesticides qualifiés de tueurs d'abeilles .

Même si ça ne tue pas carrément les abeilles, ça provoque des lésions cérébrales qui les empêchent de fonctionner correctement. C'est pourquoi tant d'abeilles luttent ou meurent durant l’hiver , explique Luc Peters, principal coordinateur, apiculture urbaine, FoodShare Toronto.

Un manque de fleurs

Mais pour avoir des abeilles en santé, il faut des plantes et des fleurs en santé et en quantité suffisante.

Kuldip Jassal, un apiculteur torontois, explique que le volume des ruches sur les toits a augmenté au centre-ville et les ressources font défaut. Nous avons le même nombre de parcs. Il y a de plus en plus de ruches dans le centre-ville, et les abeilles se battent toutes pour les mêmes ressources.

Image rapprochée d'une ruche urbaine.

Les ruches urbaines sont de plus en plus populaires, mais les ressources pour nourrir ces abeilles et les insectes pollinisateurs, demeurent, eux, les mêmes.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Des initiatives ont vu le jour pour offrir plus de plantes et de jardins dans la Ville de Toronto. De plus, chacun peut participer à améliorer l'environnement des abeilles urbaines.

Vous pouvez planter des fleurs. Les arbres sont également une grande source de nourriture pour les abeilles, explique M. Peters.

Choisissez des plantes qui fleurissent à différents moments du printemps à l'automne, pour que les pollinisateurs aient de quoi se nourrir durant les différentes saisons, illustre-t-il.

Les associations d’apiculteurs urbains déconseillent aussi aux intéressés de se lancer trop vite dans l’aventure, car des abeilles mal gérées peuvent transmettre des maladies aux autres colonies.

C'est un énorme investissement de votre temps. Vous devez vraiment être prêt à comprendre comment prendre soin des abeilles avant de les installer dans votre jardin. Il y a beaucoup à apprendre et beaucoup à savoir. Avoir 50 000 insectes piqueurs est parfois une grande responsabilité , dit Mme Wolfson.

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