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Un 8e festival PHOS à Matane, contre vents et pandémie

Des petites monticules de farine alignés. L'artiste est penchée pour faire des ajsutements.

Ginette Bernier fait un clin d'oeil aux gens qui ont fait du pain au début de la pandémie et qui exposaient le résultat sur les médias sociaux.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Radio-Canada

Le festival photo-vidéo PHOS de Matane est lancé pour une huitième année. Il n’était pas question pour les organisateurs d’annuler un autre événement à cause de la pandémie.

Le commissaire Gilles Arteau et son équipe ont donc décidé d’offrir ce festival aux amateurs d’art malgré les défis que cela imposait.

On connaît pas mal de populations qui sont dans des situations pires que la nôtre. Alors pourquoi s’empêcher de bouger ou de vivre parce qu’il y a une contrainte temporaire?, s'est il demandé.

Gilles Arteau, commissaire de l'événement PHOS

Gilles Arteau, commissaire de l'événement PHOS

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Cependant, organiser un festival en période pandémie n'était pas simple. Les contraintes imposées par la santé publique changent constamment.

Bien des activités extérieures ont dû être annulées. La tenue d’une projection multimédia, prévue sur un bâtiment dans deux semaines, est encore incertaine. On a voulu programmer beaucoup d’éléments en extérieur, rappelle Gilles Arteau. On se disait que si on va dehors, les contraintes vont être moins fortes. Toutefois, en réalité, ce n’est pas le cas. Quand on est en rouge intense, les rassemblements sont interdits.

Les horaires des artistes posaient aussi de grands défis. Beaucoup d’artistes viennent d’en dehors de la Matanie. Est-ce qu’ils vont pouvoir se déplacer dans les dates qu’on a choisies? C’était comme un pari, se rappelle M. Arteau.

Deux visages recouverts de masques eux-mêmes en forme de visage se font face.

Une oeuvre format géant de l'illustrateur matanais Sébastien Thibault

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Cette année, PHOS devra se contenter d'une présence d'environ 6000 festivaliers, soit la moitié de l'achalandage habituel. 

Des expositions seront présentées sur le web, pour la première fois, soit celles des étudiants en 3D et Multimédia du Cégep de Matane. 

Une édition casse-tête, mais en même temps, une édition qui nous a fait découvrir des choses qu’on ne soupçonnait pas, mentionne le commissaire.

Il va y avoir davantage d'expos sur le web dans l'avenir, ajoute-t-il. Je pense que ça va s’accentuer. Il faut qu’on trouve une manière de faire une place beaucoup plus active à tout ce qui peut avoir recours au réseau.

Bon achalandage dans les salles d’exposition

Par chance, les gens sont au rendez-vous dans les salles d’expositions.

Les gens sont là, ils ont envie de venir nous voir. Ils viennent vérifier ce qui se passe, observe Gilles Arteau. 

Ils veulent savoir qu’est-ce qu’on fait, où ça se passe, à quelle heure. Beaucoup plus que je l’avais pensé. Ça je trouve que c’est un maudit bon signe pour la Matanie.

Une citation de :Gilles Arteau, commissaire de l’événement PHOS

Parmi celles-ci, l’exposition Mesures exceptionnelles propose les œuvres d’une dizaine de créateurs qui ont été invités à exposer dans l’ancienne usine de fabrication de pain, la Boulangerie Pelletier. 

Ginette Bernier en fait partie. Sur chaque carton, elle a versé de la farine dont la forme rappelle les grains de blé. 

L'artiste Ginette Bernier,

L'artiste Ginette Bernier, salue l'audace des organisateurs de l8e édition de PHOS.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

C’est un rappel à la nécessité de la nourriture de l’humain et aussi à toute sa fabrication industrielle, celle qui avait lieu ici auparavant, décrit-elle.

Elle se dit bien heureuse que PHOS ait décidé d'organiser un festival.

Je trouve ça audacieux, je trouve que c’est un acte de courage en ces temps de pandémie parce qu’il y a beaucoup de difficultés.

Une citation de :Ginette Bernier, artiste

Par ailleurs, l'exposition des finissants en photographie du Cégep de Matane se tient au complexe culturel.

Alexandre Durastel devant des photos de l'exposition des finissants.

Alexandre Durastel s'estime chanceux de pouvoir participer à une exposition en temps de pandémie.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Alexandre Durastel a quelques-unes de ses œuvres sur le mur, mais il a dû se contenter d'un vernissage virtuel.

J’étais un petit peu déçu, mais c’est quand même déjà d’avoir une grande, grande chance de pouvoir présenter nos œuvres en physique, admet-il.

PHOS se poursuit jusqu’au 13 juin.

D’après le reportage de Jean-François Deschênes

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