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Cornelia Oberlander, icône de l'architecture de paysages, meurt à 99 ans

L'architecte paysagiste Cornelia Hahn Oberlander sourit devant l'objectif.

Les contributions de Mme Oberlander incluent le square Robson, le jardin sur le toit de la succursale centrale de la Bibliothèque publique de Vancouver et le centre d'accueil du Jardin botanique VanDusen.

Photo : Cultural Landscape Foundation

Radio-Canada

Cornelia Oberlander, une pionnière de l'architecture de paysages dont le travail continue de définir le caractère de Vancouver, est décédée samedi à l'âge de 99 ans, quelques jours après que le conseil municipal de Vancouver lui ait accordé le prix de la liberté de la Ville.

Selon la Ville, Mme Oberlander a échappé à la persécution nazie en Allemagne à l'âge de 18 ans et a émigré aux États-Unis. Elle est diplômée de la première promotion de femmes de l'Université Harvard avec un diplôme en architecture de paysage.

Plus tard, elle s'est installée à Vancouver, où elle a fondé son propre cabinet d'architecture de paysage, apportant avec elle une vision des environnements urbains avec des poches de nature qui continuent de façonner notre paysage urbain, lit-on dans un communiqué de la Ville.

Les contributions de Mme Oberlander comprennent Robson Square, le jardin sur le toit de la succursale centrale de la Bibliothèque publique de Vancouver, le centre d'accueil du Jardin botanique VanDusen et l'idée d'utiliser des troncs d’arbres comme sièges naturels sur les plages publiques de Vancouver.

Elle a également conçu des paysages pour le jardin de l'unité des grands brûlés de l'Hôpital général de Vancouver, ainsi que pour le Musée d'anthropologie de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) et l’immeuble C.K. Choi.

Le Musée d'anthropologie de l'Université de la Colombie-Britannique vu de l'extérieur.

Mme Oberlander a créé l'espace vert autour du Musée d'anthropologie de l'Université de la Colombie-Britannique.

Photo : Cory Dawson/Musée d'anthropologie

Les résidents et les visiteurs de Vancouver continuent de profiter du rêve de Mme Oberlander de "villes vertes" qui insufflent l'harmonie rurale et urbaine, lit-on dans la déclaration de la Ville.

Mme Oberlander a également fait sa marque à l'échelle nationale et internationale, en concevant des paysages pour des logements hors du marché et des terrains de jeux à travers le pays.

Elle a aidé à rédiger des lignes directrices nationales pour la création d'espaces de jeux au Canada et a travaillé sur des projets majeurs comme le Musée des beaux-arts du Canada et la chancellerie canadienne à Washington.

Le maire Kennedy Stewart écrit dans la déclaration de la Ville que Mme Oberlander était également l'un des résidents juifs les plus renommés de Vancouver.

Au cours du Mois du patrimoine juif en mai, nous rendons hommage à ses réalisations exceptionnelles en apportant une conception paysagère de classe mondiale au Canada, et à Vancouver en particulier. Au nom du conseil, je présente mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses amis, écrit le maire Stewart.

Le prix de la liberté de la Ville est le plus prestigieux de Vancouver, un honneur réservé aux personnes qui ont acquis une renommée nationale ou internationale dans leur domaine et qui ont apporté de la reconnaissance à Vancouver par leur travail, selon la Ville.

Le premier prix de la liberté de la Ville a été décerné en 1936.

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