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La sécurité nautique, l’affaire de tous

Deux plaisanciers à bord de canots.

Deux plaisanciers à bord de canots avancent sur un plan d’eau.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La saison estivale est à nos portes, les plans d’eau seront bientôt pris d’assaut, certains ont déjà ouvert leur piscine et la sécurité nautique est plus que jamais d’actualité.

La Société de sauvetage, Canot Kayak Québec et Eau Vive Québec sont engagés dans une campagne de sensibilisation qui vise à inciter les gens à réfléchir lorsqu’ils sont près de l’eau et à respecter cet élément qui ne dort jamais, que ce soit une grande rivière ou une petite pataugeuse.

L'an dernier, le Québec a enregistré 95 noyades, un record comparativement 2019, où 58 personnes se sont noyées. Pourtant, depuis les années 90, on se félicitait d’une tendance à la baisse.

En entrevue à RDI matin, Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage, précise que la moitié des 95 victimes étaient seules au moment de leur incident. Personne n’était là pour les aider ou lancer un dispositif de flottaison et personne n’était là pour appeler le 911 afin de déclencher les mesures d’urgence, ajoute-t-il.

M. Raynald Hawkins réitère la nécessité de respecter les consignes de sécurité et surtout de ne jamais se baigner seul, ne jamais pratiquer un sport aquatique seul […] peu importe l’âge de la personne.

Neuf fois sur dix les enfants étaient seuls au moment de l’accident […] c’est le même chiffre pour les 65 ans et plus.

Une citation de :Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage
Un kayakiste est en train d'attacher sa veste de flottaison sur le bord d'un lac.

Un kayakiste porte une veste de flottaison sur le bord d'un lac.

Photo : getty images/istockphoto / Dzurag

Le directeur général de la Société de sauvetage rappelle également que de nombreux plaisanciers ne portaient pas leur veste de flottaison.

Sur les 95 décès, explique Raynald Hawkins, 31 étaient reliés à des sports nautiques et 9 fois sur 10 les gens ne portaient pas ou ne portaient pas correctement une veste de flottaison.

Il se félicite toutefois que la ministre des Affaires municipales ait décrété qu’en 2023, toutes les piscines dans les cours arrière devront être inaccessibles lorsqu’elles ne sont pas ouvertes pour la baignade.

Le règlement stipule notamment que la piscine doit être entourée d'une enceinte, à moins que ses parois soient d'une hauteur d'au moins 1,2 m dans le cas d'une piscine hors terre, et d'au moins 1,4 m dans le cas d'une piscine démontable.

Les jambes d'un enfant sur le bord d'une piscine.

Un enfant sur le bord d'une piscine

Photo : Radio-Canada

Un sauveteur désigné

À partir du moment où j’ouvre la baignade, que ce soit au chalet ou à la maison, je désigne un adulte pour surveiller les baigneurs, poursuit-il.

M. Hawkins insiste : une noyade chez les jeunes enfants, c’est souvent 15 à 20 secondes. Ça reste toujours un phénomène silencieux.

Dans un communiqué rendu public dimanche, Julie Crépeau-Boisvert, directrice générale d’Eau Vive Québec, abonde dans le même sens : voir plus de gens profiter des plans d’eau, c’est génial. Il ne faut simplement pas oublier que l’eau est une force de la nature que nous devons comprendre et traiter avec respect.

Pour Mme Crépeau-Boisvert, prendre un instant pour réfléchir et planifier adéquatement ses sorties permettra aux Québécois de vivre des moments mémorables sur l’eau.

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