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Du théâtre improvisé pour dénoncer le manque de logements sociaux

Une femme crie dans un porte-voix.

Des comédiennes dénoncent le manque de logements abordables au Bas-Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Radio-Canada

Une vingtaine de personnes ont participé à une manifestation sous forme de pièce de théâtre improvisée à Matane, samedi matin. L’action portait sur les conséquences du manque de logements sociaux dans les MRC de la Matanie et de Rimouski-Neigette.

Le Comité logement de l’ACEF (Association coopérative d’économie familiale) de la Péninsule, le Comité logement Rimouski-Neigette et le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) ont voulu illustrer les besoins criants en logements abordables au Bas-Saint-Laurent.

Lors du dernier budget, la CAQ a annoncé 500 nouveaux logements sociaux pour la province. Pour l’intervenant au Comité logement Rimouski-Neigette, Alexandre Cadieux, c’est trop peu. Uniquement pour la MRC, 400 ménages attendent pour un logement abordable, a-t-il souligné.

Selon lui, le décalage est immense entre ce qui est annoncé par le gouvernement provincial et les revendications de son organisme.

Un clown avec un chapeau à l'effigie de la fleur de lys.

Un clown personnifiait le premier ministre François Legault.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

C’est énorme! Quand on compare ça avec ce que le gouvernement du Québec a prévu pour l’ensemble de la province cette année, soit 500 nouveaux logements sociaux, on se rend compte qu’[il] est complètement déconnecté, a-t-il affirmé. Nous, ce qu’on demande, c’est 400 nouveaux logements sociaux et communautaires pour les cinq prochaines années [dans] Rimouski-Neigette.

Situation critique aussi en Matanie

Dans la MRC de la Matanie, le coordonnateur du Comité logement, Sylvain Dubé, affirme que 340 ménages attendent impatiemment un logement abordable.

Selon lui, un effet domino s'observe lorsque le coût du loyer accapare plus de la moitié du budget.

« Le toit, c’est le premier besoin qu’on a. Mais à partir du moment où on atteint même 50 %, 60 % de son revenu, forcément, c’est la nourriture qui y passe et les médicaments qui y passent. »

— Une citation de  Sylvain Dubé, coordonnateur du Comité logement de la Matanie

S’appuyant sur le Rapport sur le marché locatif de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL), les trois organisations mentionnent un taux d’inoccupation qui dégringole à Matane (1,9 %), Rivière-du-Loup (1,4 %) et Rimouski (0,9 %). À Matane et à Rimouski, il est à son plus bas depuis 2009.

Il est encore plus critique lorsqu’on parle de logements familiaux de trois chambres à coucher ou plus, oscillant respectivement entre 0 et 0,2 %.

Citant le dernier recensement de Statistiques Canada, le FRAPRU relève que les locataires du Bas-Saint-Laurent sont parmi les plus pauvres au Québec, avec un revenu médian annuel de 30 172 $.

Des gens participent à la pièce sur un balcon devant des spectateurs.

L'événement s'est déroulé à la Cuisine collective de Matane.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Avant même la pandémie et les hausses récentes de loyer, le revenu médian des 2600 ménages locataires du Bas-Saint-Laurent dont le loyer accaparait 50% de leur revenu était de seulement 12 445 $ par année , rappelle Véronique Laflamme, la porte-parole du FRAPRU.

Selon cette dernière, les projets actuellement en élaboration devront attendre encore des mois, voire des années, en l’absence d’investissements supplémentaires immédiats.

D'après le reportage de Jean-François Deschênes

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