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À Rimouski, une ancienne caserne sera probablement convertie en bureaux

Une pétition circule dans le quartier pour faire reculer le conseil municipal

une caserne de pompiers

L'ancienne caserne du quartier Nazareth, sur la rue La Salle à Rimouski.

Photo : Radio-Canada

Les élus rimouskois ont retenu l'offre d'achat d'un homme d'affaires qui veut transformer l'ancienne caserne du quartier Nazareth en bureaux administratifs. Une décision qui choque des résidents du quartier.

La designer textile Pascale Faubert et des citoyens du quartier s'inquiètent de ce qui adviendra de l'ancienne caserne de la rue La Salle.

Mme Faubert avait l'intention de s'y installer et de mettre sur pied un atelier de métiers d'arts, tout en préservant l'aspect patrimonial du bâtiment. Toutefois, son projet n'a pas été retenu.

Je voulais faire revivre la caserne, y installer mon atelier et partager l'espace avec d'autres artisanes, mentionne la résidente du quartier, encore déçue que le conseil municipal n'ait pas donné son aval à ce projet.

Pascale Faubert croit que la présence d'un atelier au cœur du quartier aurait pu créer un lieu de rassemblement.

Un atelier de métiers d'arts, c'est attirant. Les gens sont curieux et on organise toujours des petits événements dans nos ateliers. Normalement, on ne met pas des artisans dans des quartiers industriels.

Une citation de :Pascale Faubert, artisane
Une femme devant une porte de garage

Pascale Faubert, propriétaire de Pascale Faubert créations textiles

Photo : Radio-Canada

Rimouski passe encore à côté d'une opportunité [de] rendre la ville plus attrayante et plus dynamique, se désole Jinny Ross, une résidente du quartier qui a décidé de faire circuler une pétition pour renverser la décision au profit du projet de Pascale Faubert.

Si le projet qui avait été choisi était un projet créatif, culturel et rassembleur, on n'en serait pas là présentement, ajoute Paule Lemieux, l'autre résidente de Nazareth à l'origine de la pétition.

Selon elles, des bureaux administratifs n'apporteront aucune couleur particulière au quartier.

Quand on visite une ville, ce qui nous attire, c'est sa vie culturelle et sa vie créatrice.

Une citation de :Jinny Ross, co-instigatrice de la pétition
une caserne et une croix

Le nouveau propriétaire devra conserver le bâtiment et le style architectural de celui-ci.

Photo : Radio-Canada

Paule Lemieux déplore aussi que la Ville n'ait jamais consulté les citoyens du quartier avant de trancher sur l'avenir de ce bâtiment public. On a rencontré une soixantaine de personnes pour la pétition et les gens étaient abasourdis de savoir que cet endroit-là serait transformé en bureaux.

Pour l'instant une centaine de personnes ont signé la pétition.

Une décision derrière des portes closes

Une rue résidentielle.

Le quartier Nazareth a perdu bon nombre de lieux publics depuis quelques années, dont l'église et des commerces.

Photo : Radio-Canada

Même si le conseil municipal a fait son choix, celui-ci ne sera officiel que lorsqu'une résolution sera adoptée en séance publique, ce qui devrait avoir lieu le 7 juin.

C'est que la décision de vendre l'immeuble pour en faire des bureaux a été prise à huis clos, il y a quelques jours, lors d'une séance plénière entre le maire et les conseillers. Seule la conseillère du district du Bic, Virginie Proulx, était absente puisqu'elle n'y est plus invitée.

D'ailleurs, personne à la Ville de Rimouski ne veut commenter ce dossier avant le 7 juin. Cette retenue n'a cependant pas empêché un employé de la Ville de contacter directement les différents promoteurs pour les informer du choix des élus.

Pour la conseillère Proulx, exclue des plénières, cet exemple démontre que les décisions sont prises derrière des portes closes, et non devant les citoyens.

Quand on parle d'un bâtiment qui est patrimonial et où il y a un fort sentiment d'appartenance, on devrait réfléchir avec la communauté sur ce que l'on veut faire avec.

Une citation de :Virginie Proulx, conseillère municipale
Virginie Proulx, conseillère municipale du district du Bic de la Ville de Rimouski

Virginie Proulx, conseillère municipale du district du Bic à la Ville de Rimouski (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Pour sa part, Pascale Faubert garde espoir que la pétition puisse faire changer d'idée les élus. C'est pas encore voté donc il y a peut-être une lueur d'espoir, se plait à penser la femme d'affaires.

Selon une source près du dossier, entre cinq et six projets ont été déposés à la Ville après la parution de l'avis de vente, en mars dernier.

On ignore pourquoi le conseil municipal a choisi la proposition qui vise à transformer la caserne en bureaux. Le prix offert par le promoteur pourrait être une des raisons.

L'avis de vente mentionnait aussi que l'usage projeté ne devait pas causer de nuisance auprès du voisinage et que le projet retenu doit conserver le bâtiment et le style architectural de celui-ci.

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