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Campagnes anti-énergie : Steve Allan regrette son choix, dit une ancienne députée

Steve Allan, portant un chapeau de cowboy.

Le commissaire de l'enquête publique sur les campagnes anti-énergie albertaine, Steve Allan, refuse de commenter les propos de l'ancienne députée Donna Kennedy-Glans. (Archives)

Photo :  CBC / Evelyne Asselin

Une ancienne députée provinciale progressiste-conservatrice croit que le commissaire de l’Enquête publique sur les campagnes anti-énergie albertaine, Steve Allan, regrette de s’être lancé dans cette aventure.

Donna Kennedy-Glans, qui a notamment participé au Comité pour une entente équitable (Fair Deal Panel) du gouvernement Kenney, dit avoir parlé avec le commissaire Allan à propos de l’enquête et affirme que ce dernier est mécontent de la façon dont les choses se sont déroulées.

Une extension de trop, croit l’ancienne députée

L’enquête controversée en est à sa quatrième extension et est minée par des dépassements de coûts.

Je lui ai demandé pourquoi il voulait une nouvelle extension, affirme l’ancienne députée de Calgary-Varsity.

C’est devenu une perpétuelle négociation entre Steve [Allan], son équipe et la ministre de l’Énergie, note-t-elle.

C’est comme si personne ne sait exactement comment ça doit finir.

Une citation de :Donna Kennedy-Glans, ancienne députée progressiste-conservatrice de Calgary-Varsity

Lorsqu’on lui demande si elle croit que Steve Allan regrette de s’être impliqué, Mme Kennedy-Glans répond : Oh oui! Sans équivoque.

Le juricomptable Steve Allan s’est vu confier, en 2019, les rennes d’une enquête publique visant à faire la lumière sur le financement étranger de campagnes publicitaires contre l’énergie albertaine.

La commission était originalement dotée d’un budget de 2,5 millions de dollars et devait remettre son rapport en juin 2020.

Son budget s’établit aujourd’hui à 3,5 millions de dollars et la quatrième extension lui permet de rendre son rapport d’ici la fin de juillet 2021.

Un mandat imprécis, selon Donna Kennedy-Glans

Pour Donna Kennedy-Glans, le problème de l’enquête ne vient pas du commissaire, mais de son mandat, dont la définition serait trop vaste.

C’est un projet qui ratisse tellement large qu’on pourrait creuser ces questions pendant toute une vie et ne jamais obtenir toutes les réponses, pense-t-elle.

C’est une commission Frankenstein. C’est un problème infini.

Mandat de l’Enquête publique sur les campagnes anti-énergie albertaine

Le commissaire a pour mandat d’enquêter sur le rôle du financement étranger, s’il y en a, des campagnes anti-énergie albertaine.

Pour ce faire, il doit déterminer :

  • si des organisations étrangères ont tenté de nuire à l’industrie pétrolière et gazière de l’Alberta en finançant des organisations canadiennes opposées à l’industrie;

  • si des organisations canadiennes opposées à l’industrie ont bénéficié de subventions gouvernementales, de quelque ordre que ce soit;

  • et si ces organisations sont considérées comme des oeuvres de charité au Canada.

Le commissaire doit enfin examiner les résultats de toute autre enquête ou de tout rapport lié de près ou de loin au sujet produit au Canada comme aux États-Unis.

Il doit enfin rédiger une série de recommandations en tenant compte de ce que le gouvernement albertain savait déjà et de ce qu’il a appris afin de permettre à la province de répondre adéquatement au financement étranger potentiel des campagnes anti-énergie.

Source : Enquête publique sur les campagnes anti-énergie albertaine (Nouvelle fenêtre) (en anglais)

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Aux questions sur les propos de Donna Kennedy-Glans, Steve Allan répond par son silence.

Le commissaire Allan ne peut commenter des opinions exprimées lors d’émissions d’affaires publiques, écrit son porte-parole, Alan Boras, par courriel.

Le commissaire et son équipe travaillent fort pour terminer le processus de consultation et déposer son rapport, ajoute-t-il.

Il faut que ça finisse, conclut Donna Kennedy-Glans.

Avec les informations d’Elise von Scheel

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