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CSS des Chic-Chocs : une adresse courriel pour les lanceurs d’alerte

Un homme pose les mains sur le clavier d'un ordinateur portable dans l'obscurité.

L’adresse courriel signalements@education.gouv.qc.ca existe déjà et permet à tout citoyen de faire une dénonciation au ministère (archives).

Photo : iStock

À la suite d’une rencontre entre la députée de Gaspé et le ministre de l’Éducation concernant certaines allégations sur la gestion et le climat de travail au Centre de services scolaire des Chic-Chocs, le cabinet du ministre Roberge invite les gens à s'exprimer s’ils ont été témoins d'irrégularités.

La députée de Gaspé, la péquiste Méganne Perry Mélançon, a effectué cette démarche à la suite de l’envoi d’une lettre au ministre Roberge, signée par des parents, demandant la tenue d’une enquête sur la gestion du Centre de services scolaire.

La phrase ci-dessus a été modifiée puisqu’elle laissait entendre que la députée était l’auteure de la lettre ce qui n’est pas le cas.

L’expédition de cette lettre, signée par cinq parents et deux anciens commissaires, a été effectué dans la foulée de la démission de cinq membres du conseil d’administration du Centre de services scolaire, qui venait à peine d’être formé à l’automne.

Selon la députée péquiste, le ministre a souligné qu’aucune plainte n’avait encore été formulée concernant le Centre de services scolaire.

Plan rapproché de Mme Perry Mélançon.

La députée de Gaspé à l'Assemblée nationale, la péquiste Méganne Perry Mélançon (archives).

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Rousselle

Le cabinet du ministre et le ministère souhaitent donc documenter, s’il y a lieu, les situations problématiques à l'adresse signalements@education.gouv.qc.ca (Nouvelle fenêtre). Les témoignages des gens qui répondront à l’invitation seront pris en charge par le service des enquêtes à l’interne, indique Mme Perry Mélançon.

Bien qu’elle estime voir la démarche comme une bonne nouvelle, la députée aurait souhaité que le ministre nomme une personne qui aurait recueilli des témoignages afin de déterminer si une enquête était nécessaire.

La députée veut participer à l'exercice, mais aurait aimé que le ministre s’investisse davantage. J’aurais aimé qu’il assume ce leadership, qu’il envoie personnellement une note de service à tous les employés du Centre de services, pour montrer qu’il prend la situation au sérieux et qu’il veut le maximum d’informations pour aller au fond des choses.

Un questionnement

Méganne Perry Mélançon juge que la démarche choisie ne montre pas de réelle volonté de la part du ministre de se saisir du dossier.

Elle rappelle que les enjeux de confidentialité sont extrêmement importants et que certaines personnes craignent de perdre leur emploi. C’est là qu’on n’arrive pas à avoir un processus suffisamment fiable pour que les gens puissent témoigner sans avoir aucun enjeu par rapport à leur emploi ou à un contrat.

Elle se demande aussi si le cabinet du ministre sera vraiment proactif. Plus j’avance dans le dossier et plus j’ai des contacts avec le cabinet de Jean-François Roberge, plus j’ai l’impression qu’ils sont très proches de l’administration et du conseil d’administration.

Le ministre est debout et prend la parole lors de la période de questions.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, à l'Assemblée nationale du Québec (archives).

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La demande d’enquête du comité de parents, qui a été déposée jeudi au cabinet du ministre, lui paraît toujours aussi pertinente, puisqu’elle émane de bénévoles et de ceux que le ministre a indiqué vouloir mettre au coeur de sa réforme. Le Centre de services scolaire est un bon exemple pour vérifier si la nouvelle structure n’est pas une problématique en soi, observe la députée. Les directions générales sont très, très proches des sous-ministres adjoints et des cabinets politiques, ce qui fait que, quand on a des situations comme ici où on doit dénoncer, on n’arrive pas à avoir l’écoute nécessaire. Le ministre représente des citoyens, il est là pour les citoyens, et je trouve ça un peu dommage de voir la manière dont c’est géré par son équipe.

Pour moi, le dossier n’est pas terminé, assure la députée. Il faut que le ministère soit bien au fait qu’on n’est pas uniquement quelques administrateurs frustrés qui connaissaient mal le rôle qu’il devait jouer. On n’est pas là.

Interpellé, le cabinet du ministre a adressé Radio-Canada au ministère qui a répondu qu’il suit la situation dans ce CSS et apporte l'aide nécessaire.

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