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Sans siège à l’Assemblée législative, le Parti albertain se cherche un nouveau chef

Un homme dépose un bulletin de vote dans une urne.

Les membres du Parti albertain devront élire un nouveau chef l'automne prochain.

Photo : CBC

Le Parti albertain a donné le coup d’envoi à sa course à la direction. La tâche de son prochain chef sera grande : rebâtir un parti qui a perdu tous ses sièges et la moitié de son appui électoral depuis les dernières élections provinciales.

Sur papier, les élections provinciales de 2019 ont été une victoire pour le Parti albertain : il a triplé ses votes, pour un grand total de 9 % de l’électorat. Dans les faits, il a perdu les trois sièges qu’il détenait à l’Assemblée législative de l’Alberta, un coup dur dont il essaie toujours de se relever.

Même son chef à l'époque, Stephen Mandel, ancien maire d’Edmonton et ex-ministre progressiste-conservateur, n’a pas réussi à se faire élire.

Stephen Mandel en point de presse lors de la soirée électorale de 2019.

Stephen Mandel a démissionné de son poste de chef du Parti albertain en 2019.

Photo : Radio-Canada / Katrine Deniset

Après une telle débâcle, les élections de 2023 seront cruciales pour l'avenir du Parti albertain, selon Robbie Kreger-Smith, conseiller politique et ex-vice-président des communications du parti. Que va-t-il se passer pour le parti s'il ne parvient pas à faire élire un député? Il va probablement continuer à vivre, mais je ne crois pas qu’il devrait, affirme Robbie Kreger-Smith.

Chaque fois qu’un parti échoue à se faire élire durant plusieurs élections, il faut évaluer sa viabilité et déterminer s'il est sensé de continuer.

Une citation de :Robbie Kreger-Smith, consultant politique et ex-vice-président des communications du Parti albertain

Qui sera le prochain chef?

Au sein du parti, tous s’entendent sur le fait que le choix du prochain leader sera déterminant pour ses chances de succès. Le président du Parti albertain, Conrad Guay, affirme que plusieurs élus du monde municipal se sont montrés intéressés en privé.

Un chef au nom connu, mais sans trop de bagage politique, serait un grand atout, croit Robbie Kreger-Smith. Je crois qu’il y a un danger si le prochain chef n’est pas connu. Va-t-il pouvoir maintenir l’intérêt jusqu’en 2023 , s’interroge-t-il.

Robbie Kreger-Smith affirme que des rumeurs persistantes au sujet d'une potentielle candidature de Brian Jean, l’ancien chef du Parti Wildrose, circulent au sein du Parti albertain. Une telle candidature donnerait beaucoup de visibilité au Parti, puisque Brian Jean a encore beaucoup de partisans en Alberta, croit le consultant politique.

Jason Kenney et Brian Jean.

Ex-député fédéral et provincial, Brian Jean a toujours été élu sous des bannières plus conservatrices que celle du Parti albertain.

Photo : Radio-Canada / Terry Reith

Mais si cela se produisait, il entrevoit déjà un exode des partisans plus progressistes du Parti albertain. Je crois que de 40 à 45 % du Parti partiraient. C’est un gros morceau, mais si Brian Jean amène de 50 000 à 60 000 membres, cela peut être positif pour le Parti albertain au final, juge Robbie Kreger-Smith.

ll croit que l’ancien président du parti, Chima Nkemdirim, l’ancienne mairesse de Morinville Lisa Holmes ainsi que l’ex-député progressiste-conservateur Doug Griffiths seraient aussi des leaders intéressants.

Une nouvelle stratégie à adopter

Robbie Kreger-Smith estime que le nouveau chef devrait concentrer ses efforts sur quelques circonscriptions à fort potentiel, plutôt que de présenter 87 candidats comme le Parti l’a fait aux dernières élections et prévoit le faire en 2023.

Si je suis optimiste, je crois qu’ils pourraient faire élire quatre ou cinq députés, dit-il. Le président du parti, Conrad Guay, vise plutôt de six à huit députés.

Le conseiller municipal d’Edmonton, ancien organisateur politique et candidat du Parti albertain, Michael Walters, croit que le Parti devra s’approprier un enjeu différent pour se démarquer de ses adversaires dans le contexte polarisé actuel.

Personne ne parle en ce moment de la crise climatique en lien avec l’investissement du secteur privé, estime-t-il.

Je crois qu’il y a une occasion pour le Parti albertain d’être honnête avec les Albertains et de dire qu’à moins qu’on ne prenne la crise climatique très au sérieux notre économie va se détériorer, croit Michael Walters.

On a besoin d’un leader qui peut aller à Edson et à Drayton Valley et dire que ces communautés ne vont pas prospérer si on ne s’y attaque pas.

Une citation de :Michael Walters, ex-organisateur politique et candidat du Parti albertain

Si les idées et la plateforme électorale restent encore à définir, le Parti albertain reste attaché à son idéologie centriste, affirme Conrad Guay. Nous voulons gouverner en mettant de l’avant les meilleures idées qui appuient le plus d’Albertains, sans abandonner les minorités, soutient-il.

Les candidats ont jusqu’au 31 août pour se lancer dans la course à la direction. Le Parti albertain élira son nouveau chef le 6 novembre.

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