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Ce petit chien robot peut-il vous remonter le moral?

Rahatul Ananto avec un chien robot dans les mains

Rahatul Ananto pose avec un chien robot utilisé pour son étude sur la solitude.

Photo : Rahatul Ananto

Une étude de l’Université du Manitoba se penche sur le bien-être qui peut être apporté par des animaux domestiques robotiques sur la santé mentale et le sentiment de solitude.

Les restrictions imposées par la pandémie ont accentué l’isolement et le sentiment de solitude chez de nombreuses personnes. Pour y remédier, les Canadiens se sont rués sur les animaux domestiques. Les adoptions de chats et de chiens ont fortement augmenté depuis l’an dernier.

Néanmoins, tout le monde n’est pas en mesure d’avoir un animal, à cause d’allergies par exemple. C’est pourquoi Rahatul Ananto, un étudiant en informatique à l’Université du Manitoba, s’est lancé dans une étude pour savoir si les robots animaux peuvent aider à réduire la solitude des personnes seules.

Avec la COVID-19, les gens sont encore plus seuls et cette solitude ne touche pas seulement une frange de la population, comme les personnes âgées, relève-t-il.

Vivre avec un robot pendant huit semaines

Pendant environ huit semaines, plusieurs participants vont vivre avec un chien robot Aibo. À travers une série de questionnaires et d’entrevues, Rahatul Ananto va recueillir leur expérience et voir comment les interactions avec le petit chien robotisé auront influencé leur santé mentale.

Nous avons un nombre limité de robots, mais on a cherché au moins quatre personnes qui sont seules et s’identifient comme étant victimes de solitude. Ces personnes ne devaient pas avoir de problème de santé mentale, précise-t-il.

Une photo montrant le petit chien robot en position de jeu.

Le petit chien robot Aibo est en position de jeu.

Photo : Sony

Ces cobayes vont recevoir dès la semaine prochaine leur nouveau compagnon avec lequel ils pourront interagir. Les petits robots Aibo sont capables de comprendre des mots d’anglais et de japonais de base, et peuvent apprendre certains ordres, reconnaître des visages et suivre leur maître, explique Rahatul Ananto.

Même si ces robots sont censés remplacer un véritable animal, ils sont capables de faire des choses qu’un chat ou un chien ne peut pas faire, comme chanter ou danser.

Manque d’études en Amérique du Nord

Des études similaires ont déjà été menées en Asie, notamment au Japon où a été inventé Aibo. En réalité, il n’y a pas beaucoup de recherches sur ce sujet. J’ai trouvé seulement 16 études qui en parlaient et la plupart datent d’entre 2003 et 2008. Après ça, il n’y a rien qui soit lié à la solitude, ajoute l’étudiant.

Rahatul Ananto caresse un chien robot

Les robots Aibo seront envoyés chez des gens pendant huit semaines environ.

Photo : Rahatul Ananto

Pire, selon ses recherches, aucune étude similaire n’a été faite en Amérique du Nord. En Amérique du Nord, il n'y avait aucun travail semblable à que je fais actuellement, des travaux à long terme. Je pense donc que c'est une chose très noble que je suis en train de faire.

Par ailleurs, la pandémie a renforcé l’intérêt des chercheurs pour les robots sociaux, c’est-à-dire des robots avec lesquels les humains interagissent. Il y a plusieurs chercheurs qui travaillent pour obtenir des informations sur les robots sociaux et comment ceux-ci aident les gens à gérer leur solitude, leur stress ou à se sentir bien pendant les confinements, développe Rahatul Ananto.

Il espère avoir terminé la première partie de son étude d’ici le mois de décembre et prévoit de la poursuivre l’an prochain avec 50 petits robots Aibo.

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