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L’engouement pour le miel local sourit aux petits apiculteurs

Des abeilles d'une des ruches du RTC.

La pandémie compromet les possibilités d’importer des abeilles en provenance d’Australie ou de Nouvelle-Zélande.

Photo : Radio-Canada

Sophie Pelletier

Comme bien d’autres productions locales, le miel profite d’un engouement exacerbé par la pandémie. Le contexte sanitaire actuel apporte cependant son lot d’écueils aux apiculteurs canadiens, qui ne peuvent pas facilement augmenter leur production pour répondre à la demande.

Alors qu’on célébrait le 20 mai dernier la Journée mondiale des abeilles, l’apiculteur manitobain Christopher Kirouac, propriétaire depuis 2009 de Beeproject Apiaries, confirme que l’enthousiasme pour l’alimentation locale sourit aux producteurs de miel.

Il y a mondialement une demande pour le miel canadien, [...] vu comme un produit pur et fiable, explique-t-il en entrevue à l’émission L’Actuel. Et les apiculteurs qui vendent directement aux consommateurs, par exemple dans les marchés fermiers, écoulent également très bien leurs stocks.

Christopher Kirouac remarque que la tendance est à la hausse, surtout dans la dernière année, alors que les gens ont redécouvert le plaisir de cuisiner.

Moins d’abeilles

Christopher Kirouac indique que l’Alberta, habituellement chef de file de l’apiculture au Canada, a subi de grandes pertes dans ses ruches dans la dernière année.

Or, la pandémie compromet les possibilités d’importer des abeilles en provenance d’Australie ou de Nouvelle-Zélande, ce qui permet en temps normal aux gros joueurs de maintenir leurs activités, précise Christopher Kirouac. Il ajoute que les difficultés de recrutement de la main-d’oeuvre étrangère compliquent encore davantage la production du miel canadien.

Cette situation crée un effet de rareté, qui fait pression sur les prix.

On ne peut pas produire plus de miel, chaque année, on a ce qu’on a, fait valoir Christopher Kirouac. Celui-ci remarque toutefois que ceux qui vendent directement à la communauté locale, comme lui, n’ont pas encore monté leur prix, en dépit de difficultés avec la chaîne d’approvisionnement.

Apiculteurs amateurs, ruches urbaines

Il y a donc de la place pour les apiculteurs amateurs, de plus en plus nombreux, et au profil de plus en plus diversifié, se réjouit Christopher Kirouac. L’apiculteur relève qu’il s’agit d’une culture facile d’accès, pour laquelle les cours à l’université et autres ressources d’associations diverses sont désormais nombreux.

À cela s’ajoute que les ruches en milieu urbain génèrent une fierté locale. Un tel projet familial, bien souvent, crée un lien communautaire, social, pour tout le voisinage, conclut l’apiculteur.

Avec les informations de Marie-Gabrielle Ménard

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