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Appel à prioriser les secondes doses de vaccin des Autochtones en C.-B.

Une infirmière remplit une seringue de vaccin.

La Régie de la santé des Premières Nations indique par communiqué qu'il y a des discussions avec des Premières Nations pour raccourcir l'intervalle entre la première et la deuxième dose (archives).

Photo : CBC / Ben Nelms

Radio-Canada

Amanda Coe, une Abénaquise vivant à Vancouver, se demande pourquoi les peuples autochtones de la Colombie-Britannique ne sont pas priorisés pour la deuxième dose de vaccin contre la COVID-19, alors qu'ils l'ont été pour la première.

Le plan révisé de déploiement des vaccins de l'Ontario donne la priorité aux peuples autochtones, y compris ceux des zones urbaines, pour leur deuxième injection dans les 28 jours suivant la première. Le Manitoba a également annoncé que les Autochtones seraient admissibles à une deuxième dose dans les trois à quatre semaines suivant la première, selon le type de vaccin, à compter de lundi.

Mme Coe dit qu'elle espérait que la Colombie-Britannique ferait de même.

J'ai l'impression que nous sommes en quelque sorte dans le noir en ce moment, dit-elle. [La vaccination pour] les peuples autochtones a été accélérée pour le premier tour. Que se passe-t-il pour le deuxième tour?

Je comprends parfaitement que le Canada a jusqu'à présent été dans une situation de pénurie d'approvisionnement. La décision a donc été d'amener autant de personnes que possible avec la première dose à avoir au moins une bonne protection ou une protection partielle, reconnaît-elle.

Attendre 12 à 14 semaines, est-ce que cela va finalement nous faire du mal?

16 semaines d'intervalle bientôt écoulées

Le 3 mars, le Comité consultatif national de l'immunisation du Canada (CCNI) a recommandé de prolonger les intervalles entre les doses jusqu'à 16 semaines pour les vaccins contre la COVID-19 afin d'optimiser le déploiement précoce du vaccin et la protection de la population au Canada dans le contexte d'un approvisionnement limité en vaccins.

Les calendriers des fabricants de vaccins pour les secondes doses sont de 28 jours pour Moderna, de 21 jours pour Pfizer-BioNTech, et de 4 à 12 semaines pour AstraZeneca-Oxford.

Leah George-Wilson, chef de la nation Tsleil-Waututh, située à 11 kilomètres de North Vancouver, indique que plus de 600 doses de vaccin ont été livrées à la communauté en mars.

Nous voulons obtenir l'immunité communautaire, dit-elle. La nation Tsleil-Waututh devrait commencer à recevoir ses deuxièmes doses en juin.

Le bâtiment des bureaux administratifs de la Nation Tsleil-Waututh avec de grandes baies vitrées et un toit en bois.

Les bureaux administratifs de la nation Tsleil-Waututh, à North Vancouver.

Photo : Nation Tsleil-Waututh/Facebook

Mme George-Wilson dit que de faire vacciner la communauté n'a pas été facile.

Avec les dirigeants des nations Musqueam et Squamish, elle a eu une série de réunions avec les Régies de la santé de Vancouver Coastal et des Premières Nations et le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique pour obtenir suffisamment de vaccins pour les trois communautés.

Je devais me rendre à la table et faire pression très fort pour que nos communautés reçoivent les vaccins en temps opportun, raconte Mme George-Wilson.

Protéger les gardiens du savoir

Elle dit qu'il est nécessaire de protéger la communauté et en particulier ses aînés, ses gardiens du savoir.

Les aînés sont comme des bibliothèques. Ils en détiennent tellement [de connaissances] et nous avons en fait perdu un certain nombre d’aînés au cours de la dernière année, regrette-t-elle. C'est vraiment difficile quand on pense aux connaissances qui ont disparu avec eux.

La Régie de la santé des Premières Nations indique par communiqué qu'il y a des discussions avec des Premières Nations pour raccourcir l'intervalle entre la première et la deuxième dose.

Dans cet esprit, nous sommes en train de travailler avec les communautés sur la logistique pour la planification des cliniques de deuxième dose.

Le ministère de la Santé dit que le gouvernement donne la priorité à l'administration des vaccins en fonction de l'âge et des personnes les plus vulnérables à la COVID-19, tout en suivant les directives du CCNI.

Étant donné que la population autochtone de la province a été priorisée dès le début du programme, elle commencera bientôt à recevoir ses deuxièmes doses. Les deuxièmes doses sont administrées entre 13 et 16 semaines après la première dose.

Avec les informations de Rhiannon Johnson

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