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Archives

Le 24 mai 1986, contre toute attente, le Canadien de Montréal remportait la Coupe Stanley

Guy Carbonneau, Claude Lemieux, Chris Chelios, Patrick Roy et Craig Ludwig se serrent dans leurs bras sur la patinoire après le match.

Le 24 mai 1986, le Canadien de Montréal remporte la 23e Coupe Stanley de son histoire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a 35 ans, l’équipe de Jean Perron rapportait la coupe Stanley à Montréal après sept ans d’absence. Pourtant, lors de cette saison 1985-1986, rien ne laissait présager un tel succès pour le Tricolore. Retour en archives sur une victoire où un solide esprit d’équipe allait changer la donne.

1985-1986 : Une saison en dents de scie

À l’automne 1986, les chroniqueurs sportifs Yvon Pedneault, Pierre Bouchard, Claude Brière et Gilles Tremblay reviennent sur une année mi-figue mi-raisin dans l’émission spéciale Les Canadiens : de l’improbable à la réalité, diffusée le 17 septembre 1986.

Les Canadiens : de l’improbable à la réalité, 17 septembre 1986

Selon le journaliste Yvon Pedneault, pour bien comprendre l’atmosphère qui régnait chez le Canadien lors de la saison 1985-1986, il faut remonter à juillet 1985, alors que l’entraîneur Jacques Lemaire démissionnait à la surprise générale.

Un départ qui allait créer un grand vide tant cet entraîneur et ancien joueur du Canadien était respecté et admiré.

Jacques Lemaire avait amené une forme de "coaching" que personne n’avait jamais vu. Une forme de "coaching" moderne. On se disait : enfin le Canadien est à l’heure des années 1980 avec un "coach" des années 1980. Mais ça n’allait durer qu’un an et demi.

Une citation de :Claude Brière, journaliste sportif

Jacques Lemaire croyait en son bras droit Jean Perron qui allait lui succéder. Mais cette confiance n’était pas éprouvée par tous. Perron était qualifié de grand partisan par les chroniqueurs de l’époque et on doutait de ses capacités à diriger derrière le banc.

Les vétérans de l’équipe, comme Bob Gainey et Larry Robinson, ont mis du temps à l’accepter et certains joueurs ont même demandé sa tête à quelques semaines du début des séries éliminatoires.

Le début de saison du Canadien a été catastrophique et le très grand bassin de recrues au sein de la formation, au nombre de huit, était pointé du doigt.

Les nouveaux et les joueurs d’expérience formaient deux camps. Comme le mentionne le chroniqueur Claude Brière, qui rapporte les propos du joueur Mario Tremblay, l’adaptation passait par une foule de détails.

Mario Tremblay me disait : "Le pire d’avoir tout ce groupe de jeunes là autour de nous, c’est dans le vestiaire. Dans le vestiaire, c’est leur musique qui joue et nous, les vétérans, on est absolument incapables d’écouter cette musique".

Une citation de :Claude Brière, journaliste sportif

Heureusement, comme le souligne Yvon Pedneault, l’équipe a bénéficié de la meilleure attaque à cinq du circuit durant plusieurs mois. Mats Naslund, Kjell Dahlin et Bobby Smith ont tous connu une grande saison.

Malgré tout, vers la mi-mars, l’équipe a connu sa pire période de léthargie.

À six matchs de la fin de la saison régulière, Claude Lemieux a été rappelé de la ligue américaine et son type de jeu plus robuste a inspiré ses coéquipiers.

En fin de saison, Jean Perron arrêtera son choix sur Patrick Roy comme gardien numéro un. L’entraîneur aura tergiversé toute l’année entre ses trois gardiens. Mais le choix du jeune gardien de tout juste 20 ans s’avérera judicieux.

Vétérans et recrues s’unissent pour une victoire inespérée

Le Canadien enregistre cette année-là 87 points en saison régulière. Il fait son entrée en série avec 12 recrues au sein de sa formation.

C’est vraiment lors des séries que la chimie se développe et qu’anciens et jeunes joueurs mettent de côté leurs différends pour atteindre le sommet.

Le 24 mai 1986, le journaliste et animateur Serge Arsenault fait le compte rendu de l’ultime match contre les Flames de Calgary.

Téléjournal, 24 mai 1986

Alors que les Canadiens menaient 4 à 2 en troisième période, à 46 secondes de la fin, Joe Mullen a trouvé le fond du filet, ce qui a galvanisé les partisans des Flames qui y croyaient encore.

Et avec 14 secondes à jouer, Patrick Roy a frustré Jamie Macoun avec un arrêt spectaculaire.

Le CH l’a emporté contre les Flames par la marque de 4 à 3 et a gagné la finale par quatre gains à un.

Des arrêts clés tout au long des séries éliminatoires ont révélé au monde le grand gardien qu’était Patrick Roy.

Avec une moyenne de 1,93 lors des séries de 1986, le jeune gardien avait pleinement mérité son trophée Conn Smythe.

Une ambiance survoltée sur la rue Sainte-Catherine

Des partisans en liesse attendaient les joueurs le lundi suivant leur victoire. Le journaliste Paul Toutant décrit dans ce reportage le traditionnel défilé de la coupe Stanley.

Ce soir, 26 mai 1986

On avait oublié à quel point la fièvre du hockey était forte à Montréal. [...] Il est impossible de connaître exactement le taux d’absentéisme cet après-midi, mais on peut présumer que des milliers de travailleurs ont pris congé. Les postes ont fonctionné au ralenti, les restaurants ont perdu leurs chefs.

Une citation de :Paul Toutant, journaliste

Avec cette 23e Coupe Stanley, le Canadien de Montréal venait de battre le record du sport professionnel en Amérique du Nord pour le nombre de championnats remportés, devant les Yankees de NY au baseball.

L’équipe de baseball a repris la tête depuis et le Tricolore occupe la deuxième place.

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