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Un salon de massage qui dérange à Regina

Le propriétaire d'un salon de massage, Trevor Wowk, devant son établissement.

Trevor Wowk, le propriétaire du salon, compte intenter des poursuites contre la Ville de Regina si celle-ci le contraint à déménager.

Photo : fournie par Matthew Howard

Radio-Canada

L’ancien candidat du Parti populaire du Canada Trevor Wowk nie les allégations de ses voisins selon lesquelles son salon de massage, sur l’avenue Victoria, offre des services sexuels.

La Ville de Regina estime qu’il y a 19 salons de massage érotique sur son territoire. Ceux-ci n’ont pas le droit de s’établir en zone résidentielle, selon un décret municipal adopté en octobre 2020.

Selon le règlement, les propriétaires et les employés de ces établissements ne peuvent pas avoir de casier judiciaire. Ils doivent être autorisés à travailler au Canada. Ils doivent également avertir le service de police de Regina de leurs activités.

Les employés de ces salons de massage érotique sont tenus d’assister à des ateliers de formation concernant la santé sexuelle, la sécurité physique et le trafic de personnes.

Or, comme le salon de Trevor Wowk est doté d’un permis de massage délivré en 2019, la Ville ne peut pas le contraindre à déménager dans une zone industrielle, comme il est indiqué dans le décret municipal.

La Municipalité doit se soumettre au fardeau de la preuve si elle veut contraindre le commerce à changer d'adresse.

Il faudrait qu’on mène une enquête et qu’on trouve des preuves que l’établissement offre des massages érotiques, explique la responsable municipale des délivrances de permis, Dawn Schikowski.

Selon elle, la Ville collabore avec le service de police de Regina et d’autres services au sein de l’administration municipale, afin de préparer un plan d’attaque, qui devrait être déployé dans les prochains mois.

Trevor Wowk affirme qu’il compte intenter des poursuites contre la Ville si elle l’oblige à déménager.

Nous sommes des entreprises immatriculées et bien implantées. Nous sommes tout à fait prêts à avoir recours à la justice pour faire reculer la Ville, a-t-il affirmé en entrevue à CBC.

Au Canada, il est légal de vendre des services sexuels, mais il est illégal de payer pour ces services, tout comme il est interdit de faire la promotion de tels services.

Avec les informations de Geoff Leo

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