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Une ménopause précoce augmenterait le risque de maladies cardiovasculaires

Une femme ayant des bouffées de chaleur se repose sur un canapé.

Les chercheurs ont suivi l'évolution de l'état de santé des participantes pendant plusieurs dizaines d'années.

Photo : iStock

La Presse canadienne

Les femmes dont la ménopause survient très tôt, vers l'âge de 40 ans, présentent ensuite un risque accru de maladies cardiovasculaires, confirme une nouvelle étude américaine.

La méta-analyse effectuée par les chercheurs de l'Université Northwestern regroupait quelque 10 000 femmes âgées de 55 à 69 ans qui ne souffraient d'aucune maladie cardiovasculaire au début de l'étude.

Les données ont montré que les femmes chez qui la ménopause était survenue vers l'âge de 40 ans augmentaient ensuite de 40 % leur risque de développer une maladie cardiovasculaire, comparativement à celles dont la ménopause était survenue vers l'âge habituel de 50 ans.

Les chercheurs ont suivi l'évolution de l'état de santé des participantes pendant plusieurs dizaines d'années. L'association se maintenait même en tenant compte de facteurs comme le tabagisme, l'hypertension, l'obésité et le diabète de type 2.

C'est une étude qui vient nous confirmer encore plus que la ménopause précoce doit être prise comme un problème de santé, contrairement à une ménopause physiologique, a commenté la gynécologue Sylvie Dodin-Dewailly, qui est professeure titulaire à la faculté de médecine de l'Université Laval.

L'impact de la ménopause précoce sur le risque de maladie cardiovasculaire est quand même bien connu, a-t-elle ajouté.

Les femmes chez qui la ménopause survient quand elles sont très jeunes perdent du même coup la protection que leur conféraient leurs œstrogènes, et le fait de perdre ces œstrogènes fait que ces jeunes femmes vont perdre leur profil cardiovasculaire un peu bénéfique, a dit la Dre Dodin-Dewailly.

On essaie de bien expliquer aux femmes que si elles ont une ménopause avant 40 ans, on doit avoir une approche thérapeutique en leur redonnant des suppléments d'œstrogènes, a-t-elle précisé. On parle presque d'un traitement, plutôt que de la prévention.

L'impact ne se limite pas non plus à la santé cardiovasculaire, puisque la perte des œstrogènes pourra aussi entraîner une perte prématurée de la masse osseuse.

Tout ça fait que c'est vraiment une pathologie différente de la ménopause normale, physiologique, qui apparaît autour de 50 ans, a conclu la Dre Dodin-Dewailly.

Les conclusions de cette étude ont été présentées dans le cadre d'une conférence scientifique virtuelle organisée par l'American Heart Association.

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