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Un projet de production d’hydrogène vert à Bécancour évalué à 1 G$

Une maquette des installations de production d'hydrogène vert à Bécancour.

Une maquette des installations de production d'hydrogène vert à Bécancour

Photo : H2 V Énergies

H2 V Énergies a choisi le parc industriel de Bécancour pour lancer un projet de grande envergure de production d’hydrogène vert dont le coût est estimé à 1 G$ et la mise en œuvre est prévue pour 2024.

L’entreprise a pour objectif de convertir en énergie des tonnes de déchets allant du papier aux plastiques non recyclables en passant par les écorces de bois et les rejets de bois de déconstruction.

Chaque année, au Québec, on produit 960 000 tonnes de recyclage. On en valorise 52 %. Il y a donc 48 % qui s’en vont dans les sites d'enfouissement présentement. On apporte une solution à ce problème. On va éliminer des déchets, explique Normand Goyette, président et chef de la direction à H2 V Énergies.

Selon M. Goyette, la production d’une tonne de cette énergie verte nécessiterait 5,25 fois moins d’électricité que la technologie répandue qui utilise l’électrolyse de l’eau.

Pour aller de l’avant, le projet doit cependant obtenir l’aval du Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Dans l’attente, le promoteur a déjà convaincu un premier partenaire d’investir 35 millions de dollars et espère terminer le financement d’ici la fin des audiences du BAPE.

Actuellement, il y a un besoin criant mondial. Quand tu regardes le plastique qui flotte dans la mer, et les animaux qui en mangent et qui en meurent... Nos jeunes! Ce qu’on veut faire, c’est investir dans des compagnies comme ça pour la planète. La réduction des gaz à effet de serre : on va y arriver comment? Ce projet permettra de produire entre 50 et 80 000 tonnes avec zéro émission. Ce n’est pas seulement de fabriquer de l’hydrogène, c’est aussi pour ramasser toutes les cochonneries, explique Richard Tremblay, président de Performance Globale TPC3 Holdings, et partenaire financier du projet.

Une première étape

Outre ce partenaire, Normand Goyette affirme avoir déjà trouvé d’autres partenaires financiers en Californie et dans le secteur bancaire. Le promoteur sollicite également les gouvernements provincial et fédéral.

On vise une mise en service au premier trimestre de l’année 2024, on demande 100 millions de dollars à la Banque de l’infrastructure [du Canada]. On parle de 197 millions de dollars au gouvernement provincial dont 97 millions en équité , précise M. Goyette. Les deux ordres de gouvernement devraient ainsi investir ensemble près de 300 millions de dollars.

En contrepartie, les retombées économiques pour le gouvernement seraient d’environ 131 millions par an, ajoute-t-il. Pour l’ensemble du projet, les retombées totales sont évaluées à 201 millions de dollars. Une centaine d’emplois de haute qualité autour de 45 $ de l’heure seraient créés, selon le promoteur.

L’appui du maire

Depuis plus d’une décennie, de nombreux projets d’envergure ont été annoncés sans jamais se réaliser. Minéraux rares Quest planifiait investir 1,6 milliards de dollars dans le parc industriel. IFFCO promettait pour sa part un projet de 1,3 milliards de dollars.

Panneaux solaires Timminco prévoyait aussi une usine de plusieurs centaines de millions de dollars. Cliff Minerals lorgnait aussi la région. Malgré ces nombreuses déceptions, le maire de la ville demeure optimiste.

L’important, c’est que la première phrase se réalise. Il y a un BAPE à traverser. C’est toutefois très enthousiasmant, parce que c’est un projet au goût du jour. On parle énormément de technologies propres et de technologies vertes. Ça a beaucoup de sens, dit Jean-Guy Dubois.

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