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Chronique

L'intérêt citoyen au risque de la partisanerie

À gauche, le visage de Jason Kenney. À droite, le visage de Rachel Notley.

Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, et sa rivale, la cheffe néo-démocrate, Rachel Notley.

Photo : CBC

L’expulsion de deux députés du caucus du Parti conservateur uni de l’Alberta m’a incité à m’arrêter quelque peu sur le sort de l’intérêt du citoyen dans le jeu des rivalités partisanes.

Comme électeur, j’ai appris à composer avec le verdict des urnes après les élections, qu’elles soient municipales, provinciales ou fédérales.

Que mes préférences se soient réalisées ou non, c’est aux décisions et au travail des personnes et du parti élu que je mesure l’accomplissement de mes intérêts.

Ces dernières semaines, je me suis cependant senti un peu perdu face à la fronde interne au Parti conservateur uni, notamment sur la gestion de la pandémie en cours.

Je me suis demandé qui du chef, Jason Kenney, et des frondeurs, dont les expulsés Drew Barnes et Todd Loewen, représentait mieux mes préoccupations face à la COVID-19.

L’important pour moi est non pas qu’ils soient d’accord ou non entre eux, mais de voir qu’ils prennent des décisions susceptibles de nous ramener à notre vie normale.

Au moment où les conservateurs se déchiraient entre eux ou se rappelaient mutuellement à l’ordre, je m’inquiétais d’être oublié, quelque part, sur le chemin.

J’en ai l’impression bien souvent : sous prétexte de défendre l’intérêt des citoyens, les élus jouent à fond leur propre positionnement pour écarter leurs rivaux.

Nos voisins du sud, les Américains, nous le montrent aussi à profusion.

Dans les rivalités entre démocrates et républicains, difficile de ne pas voir l’exploitation, parfois sans finesse, d’enjeux raciaux, sanitaires ou économiques pour reprendre les devants.

Cette tendance contredit la tentation courante chez nos élus de nous répéter que leur engagement politique est avant tout un service patriotique, pas un service partisan.

J’aimerais tellement voir des acteurs politiques me regarder dans les yeux et affirmer qu’ils sont au service du citoyen, de la ville, de la province ou du pays, sans arrière-pensée.

Nous sommes habitués à les entendre étaler leurs couleurs politiques. J’aimerais davantage qu’au nom de l’intérêt commun, ils s’activent aussi à harmoniser les divergences qui les opposent les uns aux autres.

C’est mon test de citoyen et la réponse reçue fera partie des arguments qui vont déterminer mon vote à la prochaine échéance électorale.

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