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L’Héritage 1 reprend les traversées entre Trois-Pistoles et Les Escoumins

Le bateau navigue par une belle journée ensoleillée et l'on peut apercevoir des passagers sur le pont.

L'Héritage 1 en direction des Escoumins vendredi matin

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

Radio-Canada

Fraîchement restauré, le traversier l’Héritage 1 accueille ses premiers clients de la saison vendredi matin.

L’ambiance était à la fête sur le quai de Trois-Pistoles avant le premier départ de la journée du traversier. Des cris et des applaudissements ont même retenti lorsque le bateau a pris le large.

Une vingtaine de curieux s’étaient rassemblés pour observer le départ et immortaliser le moment attendu.

C’est vraiment un souffle d’espoir, est d'avis le capitaine de l’Héritage 1, Jean-Philippe Rioux. On ne peut pas se cacher qu’on a eu une dernière année difficile. Nous, avec le chantier, mais tout le monde aussi avec la COVID.

« Il me semble que le bateau qui recommence, ça amène un souffle d’espoir pour les jours qui viennent. »

— Une citation de  Jean-Philippe Rioux, capitaine de l'Héritage 1

En raison des mesures sanitaires, le navire peut accueillir un nombre limité de passagers pour le moment, mais Jean-Philippe Rioux espère que le déconfinement permettra d'offrir le service à davantage de personnes au cours de la saison estivale.

Huit personnes font la file au quai de Trois-Pistoles pour embarquer dans l'Héritage 1.

Embarquement au quai de Trois-Pistoles vendredi matin

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

Le capitaine du navire souligne que les membres de l’équipage de l’Héritage 1, dont plusieurs avaient dû se trouver un autre emploi en raison de l’annulation de la saison 2020, sont de retour à bord cette année.

On aurait pu repartir à zéro, mais je pense que l’attachement au bateau, l’amour pour l’emploi qu’ils ont et l’esprit d’équipe qu’on a à bord [ont] fait en sorte que tout le monde est revenu, souligne Jean-Philippe Rioux.

Malgré la pénurie de main-d'œuvre, il affirme n’avoir eu aucune difficulté à pourvoir les postes disponibles cette année. Habituellement, c’est difficile de trouver des gens brevetés, des capitaines, des mécaniciens, des officiers, précise-t-il. Cette année, avec l’engouement autour du mouvement et cette réussite, je n’ai pas eu à afficher ces emplois-là, les gens sont venus vers moi pour savoir s’il y avait de la place disponible au sein de l’équipe.

Un homme souriant devant un traversier dans un chantier.

Le capitaine de l'Héritage 1, Jean-Philippe Rioux, devant le navire pendant la période de travaux (archives).

Photo : Compagnie de navigation des Basques

S’ils célèbrent aujourd’hui le retour en service de l’Héritage 1 entre les deux rives du Saint-Laurent, les responsables de la traverse poursuivent leurs démarches auprès du gouvernement provincial dans l’espoir d’obtenir une aide financière récurrente pour assurer l’entretien du navire.

En 2019-2020, une importante mobilisation citoyenne a réussi à convaincre le gouvernement du Québec d'accorder 5 millions de dollars à la restauration de l'Héritage 1. La traverse avait cependant dû interrompre ses activités pendant un an.

Le porte-parole du comité Sauvons l'Héritage, Guillaume Legault, espère lui aussi qu’un financement récurrent sera finalement octroyé.

Depuis le départ, ce qu’on revendiquait, bien évidemment, c’était un financement pour les travaux de la part du gouvernement du Québec, mais on se questionnait aussi sur les intentions à moyen et à long terme du gouvernement du Québec. Ça, c’est certainement un volet de la bataille qui n’est pas terminée. On ne souhaite pas avoir à mener, toujours, des batailles pour conserver les infrastructures dont on a vraiment besoin, affirme M. Legault.

Avec la collaboration de Michaële Perron-Langlais et Shanelle Guérin

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