•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ottawa autorise la ligne Appalaches-Maine d’Hydro-Québec

Cette infrastructure permettra à la société d'État d'exporter son énergie au Massachusetts.

Des pylônes électriques

Les travaux de construction de la ligne Appalaches-Maine débuteront au cours des prochaines semaines, selon Hydro-Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La Régie de l’énergie du Canada accorde à Hydro-Québec le permis pour construire la ligne d’interconnexion Appalaches-Maine qui traversera la frontière canadienne afin de permettre à la société d’État de rejoindre le marché américain.

La construction de cette ligne électrique à courant continu d’une tension de 320 kV partira de Saint-Adrien-d’Irlande, tout près de Thetford Mines, et se rendra à la frontière du Québec et du Maine, à Frontenac. Le coût global de cette ligne d’environ 100 kilomètres est de 600 millions de dollars.

Cette infrastructure rejoindra le New England Clean Energy Connect (NECEC), dans le Maine.

À terme, cette ligne d’interconnexion permettra à Hydro-Québec d’exporter son énergie jusqu’au Massachusetts, État avec lequel elle avait signé son plus important contrat d'exportation en 2018.

Dans sa décision, la Commission de la Régie de l’énergie du Canada spécifie que sa compétence s’applique uniquement aux lignes de transport d’Hydro-Québec qui franchissent la frontière internationale.

La Commission rappelle que le projet avait été approuvé par le Conseil des ministres du gouvernement du Québec le 7 avril.

Certains groupes se sont opposés à l’octroi du permis. Cela a été le cas de la Nation innue du Labrador, qui estime que le projet d’interconnexion Appalaches-Maine permettra à Hydro-Québec de réaliser des profits grâce au Complexe hydro-électrique Churchill Falls, construit selon elle sans son consentement.

La Commission est d’avis qu’une hausse des profits, qui découlerait de la production d’électricité sur l’ensemble du réseau d’Hydro-Québec, ne peut être considérée comme un effet préjudiciable pour les droits de la Nation innue causé par la délivrance d’un permis, a indiqué l’organisme de réglementation dans sa décision.

À la suite de l’étude du dossier, la Commission de la Régie de l’énergie du Canada conclut que les consultations menées et les accommodements apportés sont suffisants pour faire sa recommandation à l’égard du projet et que les effets éventuels du projet sur les intérêts ou les droits des peuples autochtones susceptibles d’être touchés ne devraient pas être importants et qu’il sera possible d’y remédier efficacement.

Tracé de la portion québécoise du projet NECEC,
du poste des Appalaches à la frontière du Maine.

Tracé de la portion québécoise du projet NECEC, du poste des Appalaches à la frontière du Maine.

Photo : Radio-Canada / Christian Goupil

Sophie Brochu, la PDG d’Hydro-Québec, s’est réjouie de la décision de la Commission. Ce feu vert est une reconnaissance de l’important travail réalisé jusqu’à maintenant par nos équipes et nos collaborateurs dans les communautés. Nous allons de l’avant avec un projet qui répond aux plus hauts standards en matière d’environnement et d’ingénierie, et qui est vu favorablement par les différents milieux d’accueil, a-t-elle dit dans un communiqué.

Hydro-Québec confirme que les travaux débuteront au cours des prochaines semaines et que la mise en service des nouveaux équipements est prévue en 2023.

Malgré cette autorisation, la partie concernant le New England Clean Energy Connect n’est pas pour autant gagnée par Hydro-Québec. Cet important projet est contesté entre autres par l’industrie récréotouristique du Maine. De plus, suffisamment d’électeurs de cet État se sont opposés à ce projet pour qu’un référendum sur cet enjeu se tienne en novembre prochain.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !