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Inondations à Fort Simpson : la résilience d’une communauté

Des jeunes regardent un cabane tombée sur le côté.

Après la baisse de l'eau, dimanche, la vie à Fort Simpson a repris son cours à travers les débris laissés par les inondations.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Dans les Territoires du Nord-Ouest, les inondations et les évacuations ont durement touché Fort Simpson et ses 1200 habitants au cours des derniers jours. À travers les ravages et les difficultés causés par ce désastre, les habitants mettent l’accent sur l'appui qu'ils ont reçu et le sentiment communautaire qui les a soutenus.

Une maison ensevelie sous l'eau devant le tipi de Fort Simpson qui tient bon.

Une trentaine de maisons ont été considérablement abîmées par les inondations printanières à Fort Simpson.

Photo : Jonathan Antoine

Les évacuations ont fait des ravages dans la petite communauté de la Première Nation de Liidlii Kue, située au confluent du fleuve Mackenzie et de la rivière Liard. Près de 700 personnes ont dû quitter leur maison pendant un peu plus d’une semaine.

Plus d’une trentaine de bâtiments ont été considérablement endommagés.

La maison de Derek Erasmus n’a pas été épargnée. Quand la rivière est rentrée dans son lit dimanche, elle a laissé une couche de glaise au rez-de-chaussée, qu'elle avait ravagé avant de partir.

Derek Erasmus sur le balcon de sa maison.

Derek Erasmus savait bien que sa maison avec vue sur le fleuve Mackenzie était située dans une zone inondable, mais il n'aurait jamais imaginé que l'eau atteigne son premier étage.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

À environ un mètre du sol, sur les murs, une ligne de démarcation marque l'endroit où s'est arrêtée la crue. Au-dessus, tout est intact : meubles, étagères, souvenirs, photos, outils du quotidien. En dessous, la glaise recouvre tout : le plancher, les meubles, les jouets et de nombreuses autres possessions que Derek et sa famille devront remplacer.

Des débris sur un sol désormais vaseux.

Le fleuve a laissé une épaisse couche de glaise sur le plancher de Derek Erasmus.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Au moins tout ici est assez remplaçable, dit-il. Nous essayons donc de rester positifs. Il préfère penser à ceux qui se sont déjà offerts pour l’aider à nettoyer, ou à tous ceux qui ont accueilli des évacués chez eux aux cours des derniers jours ainsi qu’à l'afflux de dons qui a déferlé sur la région provenant de l'ensemble du territoire.

Des objets sur un balcon.

Mardi, Derek Erasmus avait déjà sorti tous les objets de son rez-de-chaussée.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

De nombreux dons

Après les inondations, les villages de Fort Simpson et de Jean Marie River ont reçu tellement de dons en argent et en biens essentiels qu'ils ont dû à quelques reprises demander aux gens d'attendre avant d'en envoyer davantage afin de pouvoir organiser ce qui avait déjà été reçu.

Une cabane à la porte orange sur le côté et son reflet dans une flaque d'eau.

La force des eaux a déplacé objets, structures et débris, comme cette petite cabane retrouvée en bordure d'un parc.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Dimanche, l’équipe de Radio-Canada est arrivée à Fort Simpson en même temps que les 6000 $ de poulet frit, de boissons gazeuses et de croustilles commandés pour la communauté par de généreux donateurs anonymes de Yellowknife. Les sourires étaient immenses au centre de dons ce soir-là.

Des pommes en avant-plan et des bénévoles offrant du poulet frit aux évacués en arrière-plan.

Pendant les évacuations, le garage des travaux publics du village a été transformé en centre pour accueillir les innombrables dons. C'est là que les résidents sont allés récupérer leur baril de poulet frit, dimanche.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

À Fort Simpson, c’est Jenny Quintal qui travaille habituellement pour le village qui s'est chargée de coordonner la remise des nombreux dons reçus avec les besoins des évacués. Son nom revient souvent quand on parle des bénévoles et des travailleurs du village qui ont joué un rôle décisif.

Jenny Quintal au centre des dons.

Jenny Quintal, du village de Fort Simpson, a coordonné le partage des nombreux dons provenant de l'ensemble du territoire.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

La seule chose que j’ai vraiment faite, c'est d’avoir été là pour les gens, dit-elle, en rejetant tout le crédit qui lui est accordé. J’ai simplement été la personne qui a écouté leurs besoins et réparti les arrivages en espérant que quelqu’un fasse un don ou prenne une responsabilité.

Selon Jenny Quintal, ce sont surtout les travailleurs du village qui ont surveillé de près les inondations et les évacuations qui méritent tout le crédit.

Des travailleurs dans un garage.

Les travailleurs du village de Fort Simpson ont travaillé d'arrache-pied au cours des dernières semaines.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

En tant que présidente de la Société historique de Fort Simpson et femme très engagée dans la communauté, Martina Norwegian connaît bien le bénévolat et a souvent été appelée à organiser des événements. Mais, cette fois-ci, elle n’a pas eu à participer aux secours.

Martina Norwegian dans une cage d'escalier.

Martina Norwegian, la présidente de la Société historique de Fort Simpson, se réjouit que l'eau n'ait pas atteint le premier étage du Centre du patrimoine Dehcho.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

C'était tellement bien de voir les jeunes prendre leurs responsabilités, de les voir sortir et de faire pleins de choses, dit-elle. Je ne sais pas combien de fois des gens m'ont contactée pour me demander si j'avais besoin de quelque chose et si j'étais correcte.

Mon cœur est plein de fierté pour ces jeunes qui ont pris les responsabilités des plus vieux qui les prennent normalement.

Une citation de :Martina Norwegian, résidente de Fort Simpson
Un camion balaie des débris devant une statue de la vierge Marie.

Lundi, le grand nettoyage avait commencé à Fort Simpson.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

La reconstruction

Avec des amis et des membres de sa famille, Derek Erasmus n’a pas perdu de temps pour commencer le grand nettoyage.

Jeudi, après avoir nettoyé et vidé le rez-de-chaussée de sa maison et avoir arraché toutes les portions abîmées par l’eau, comme les plinthes, les cloisons sèches et les armoires, la partie principale de sa maison était déjà prête pour la reconstruction.

Tout ce qui se trouvait sous la ligne d'eau a été enlevé pour permettre la reconstruction.

Jeudi, le rez-de-chaussée de Derek Erasmus avait déjà beaucoup changé.

Photo : Julia Erasmus

Le fait d'enlever la glaise du plancher avec la raclette en caoutchouc nous a remonté le moral. Cela a changé notre état d'esprit de voir un plancher propre.

Une citation de :Derek Erasmus, résident de Fort Simpson
Le tipi du site historique a tenu bon.

Le site qui a accueilli le pape Jean-Paul II en septembre 1987, un emblème de Fort Simpson, a été durement touché par les inondations.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

À voir aussi :

Des maisons sur un terrain inondé.

De retour à Fort Simpson, les résidents constatent les dommages causés par les inondations

Photo : Radio-Canada

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