•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Canadiens doivent se préparer à une saison des ouragans active dans l'Atlantique

Un homme debout sur un morceau de béton fait face à l'océan et aux vents violents.

Un homme dans le port d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, à l'approche de l'ouragan Dorian, le 7 septembre 2019

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

La Presse canadienne

Le Centre canadien de prévision des ouragans a mis la population en garde, jeudi, contre une nouvelle saison qui s'annonce particulièrement turbulente, voire « supérieure à la normale » en raison notamment des températures élevées de l'eau des océans.

Tout pointe vers cette direction, a soutenu le météorologue Bob Robichaud lors de la séance annuelle de breffage présaison vendredi. 

On est assez confiant pour affirmer que ce ne sera pas aussi actif qu'en 2020, mais ce sera tout de même plus actif que la moyenne des 30 dernières années.

Une citation de :Bob Robichaud, Centre canadien de prévision des ouragans

L'an dernier, un nombre record de 30 tempêtes s'étaient vu attribuer un nom, le plus haut total depuis que ces données sont compilées.

Bob Robichaud a indiqué qu'une première tempête semblait sur le point de se former au beau milieu de l'Atlantique et qu'elle risquait à environ 90 % de devenir la première à recevoir un nom au cours des prochains jours. Une nomination précoce, puisque la saison officielle ne débute qu'à partir du 1er juin.

En début de journée, jeudi, la tempête se trouvait à environ 1100 kilomètres à l'est des Bermudes. Si ce système dépressionnaire se transformait en tempête tropicale, elle porterait le nom d'Ana.

Ce serait également la septième saison consécutive à commencer en avance.

Bob Robichaud, du Centre canadien de prévision des ouragans.

Bob Robichaud, du Centre canadien de prévision des ouragans, le 6 septembre 2019 à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse

Photo : CBC

En moyenne, quatre tempêtes nommées pénètrent chaque année à l'intérieur de la zone de réponse du Centre canadien de prévision des ouragans, mais selon M. Robichaud une seule suffit pour causer une mauvaise année.

L'an dernier, huit tempêtes nommées ont pénétré dans la zone de réponse canadienne, mais seulement quatre ont nécessité la publication de bulletins d'alertes du centre situé à Dartmouth en Nouvelle-Écosse. L'ouragan Isaias avait provoqué des pluies abondantes et des pannes d'électricité dans le sud-est du Québec.

Le 23 septembre 2020, la tempête Teddy a soufflé au large de la Nouvelle-Écosse avant de traverser l'île du Cap-Breton. Ses vents de 100 km/h ont entraîné d'importantes pannes d'électricité.

Le centre, qui fait partie d'Environnement Canada, précise que, généralement, le risque qu'un ouragan se forme dans les eaux canadiennes se manifeste tard dans la saison.

Cette saison des ouragans s'étend du 1er juin au 30 novembre, lorsque la température des eaux de l'Atlantique est suffisamment élevée pour être propice à un cyclone tropical.

Le Centre canadien de prévision des ouragans encourage les Canadiens à se tenir au courant de la météo durant la saison des ouragans, en surveillant les bulletins de prévision des ouragans diffusés en ligne ou dans les médias locaux, en s'y prenant à l'avance pour assembler des trousses d'urgence et en prenant des précautions afin de protéger leurs propriétés et leurs biens.

Prévisions américaines

Parallèlement, jeudi, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) a elle aussi annoncé une saison active. En effet, elle prévoit de 13 à 20 tempêtes assez fortes pour être nommées, y compris de 6 à 10 ouragans, possiblement.

Une saison moyenne produit environ 14 tempêtes tropicales et 7 ouragans. Les vents soutenus d'un ouragan de catégorie 1 soufflent à une vitesse minimale de 119 km/h.

Les ouragans se nourrissent de la chaleur des océans qu'ils aspirent dans l'atmosphère pour équilibrer la température de l'eau, a expliqué Bob Robichaud. Quand on voit une température de l'eau plus chaude que la normale dans l'Atlantique, c'est l'un des facteurs.

Un autre facteur qui pourrait jouer un rôle important est le phénomène climatique de La Niña, a rappelé le météorologiste.

Alors que la période d'activité de La Niña tire à sa fin, la surface de l'eau dans l'est de la partie centrale de l'océan Pacifique s'est refroidie, ce qui pourrait contribuer à la formation de plus de tempêtes tropicales du côté de l'Atlantique.

Les météorologues américains s'attendent à voir entre trois et cinq ouragans atteindre des forces majeures. La moyenne annuelle est de trois. Un ouragan majeur provoque des vents soutenus de 177 km/h.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !