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Le Congrès américain permet aux navires de croisière de contourner la Colombie-Britannique

Un navire de croisière amarré au quai de Vancouver près de la Place du Canada.

Il y a plus d'un an qu'un navire de croisière a accosté à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Philippe Moulier

La Chambre des représentants des États-Unis a adopté à l’unanimité un projet de loi qui permet aux navires de croisière de rejoindre l’Alaska depuis l’État de Washington sans passer par un port canadien.

Ce projet de loi, introduit initialement par les deux sénateurs républicains de l’Alaska, a reçu l’aval du Sénat la semaine dernière avec un soutien bipartisan. Ne manque donc maintenant, pour son entrée en vigueur, que la signature du président Joe Biden.

La Loi pour la reprise du tourisme en Alaska (Alaska Tourism Restoration Act) suspendrait, jusqu’en 2022, l’exigence d’une loi fédérale américaine qui force un bateau battant pavillon étranger – comme la quasi-totalité des navires de croisière – à s’arrêter dans un port étranger lorsqu’il navigue entre deux ports américains.

Pour cette raison, les villes de Vancouver et de Victoria sont souvent choisies comme escales pour les croisiéristes en provenance de Seattle et à destination de l’Alaska.

En raison de la pandémie, Ottawa a interdit l'accès aux eaux canadiennes aux navires de croisière jusqu’au 28 février 2022, à moins que la situation ne s’améliore d’ici là.

Cette décision a été prise au grand dam de l’Alaska, dont certaines villes côtières dépendent de l’afflux de touristes durant la saison estivale.

C’est ce qui a mené à l’adoption du projet de loi.

Inquiétudes minimisées en Colombie-Britannique

La semaine dernière, le ministère du Tourisme de la Colombie-Britannique a minimisé, dans un communiqué, l’impact de la mesure, soulignant que l’Alaska Tourism Restoration Act indique clairement que ses effets seront annulés une fois que les ports canadiens accepteront à nouveau les navires de croisière.

Cela n’a pas empêché l’affaire d’être abordée lors de la période de questions, jeudi, à l’Assemblée législative.

En réponse à une question du député libéral de Kamloops-North Thompson, Peter Milobar, la ministre du Tourisme, des Arts, de la Culture et des Sports, Melanie Mark, a expliqué ne pas craindre que le projet de loi devienne permanent, comme l’auraient suggéré des élus américains, ce qui porterait un coup dur à l’industrie touristique, en particulier à Victoria.

C’est un projet de loi temporaire. La mesure n’est pas permanente et elle sera retirée aussitôt que les ports et les frontières seront rouverts, a-t-elle déclaré.

Nous communiquons activement avec le gouvernement fédéral et il est au courant de nos inquiétudes, a ajouté Melanie Mark.

C’est à Ottawa que reviendra la décision de permettre à nouveau ou non l’accostage des navires de croisière dans les ports de la province.

Avant la pandémie, les retombées économiques du secteur des croisières étaient d’environ 2,5 milliards de dollars en Colombie-Britannique, selon l'industrie.

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