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Les cas de « sextorsion » ont triplé chez les garçons de 12 à 17 ans cette année

Des mains sur un clavier

Les cas de sextorsion sont en hausse au Québec. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Janis Rivard

La Sûreté du Québec (SQ) fait appel aux parents d’adolescents pour les sensibiliser à la « sextorsion » sur les réseaux sociaux. Les jeunes de 12 à 17 ans semblent être les plus grandes victimes de cet acte de cybercriminalité.

La sextorsion consiste à menacer une victime de diffuser des photos et/ou des vidéos intimes d’elle à sa famille ou de manière publique, si celle-ci ne coopère pas. Ces actions sont réalisées par de faux comptes, et demandent surtout de l’argent ou des faveurs sexuelles.

Entre mars 2020 et mars 2021, 53 dossiers de jeunes adolescents de 12 à 17 ans ont été ouverts au Québec. L’année précédente, seulement 17 dossiers avaient été ouverts. Il y a donc une hausse non négligeable de cas signalés à la Sûreté du Québec, probablement en lien avec la hausse de consommation des réseaux sociaux en raison de la pandémie.

Le message qu’on veut envoyer aux parents, c’est vraiment de prendre le temps de s’asseoir avec ses enfants, de parler avec eux, d’avoir de bonnes conversations en ce qui concerne justement la sextorsion. De les sensibiliser à ne jamais envoyer de photo ou de vidéo d’eux nus; puis, par la suite, rassurez vos enfants, dites-leur que s’ils deviennent victimes de sextorsion, qu’ils n’aient pas peur d’aller vous voir, qu’ils n’aient pas peur de votre réaction et que vous allez les aider, explique Nancy Fournier, sergente aux communications pour la Sûreté du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Elle invite également les victimes à ne jamais céder à la menace, et d’aller directement déposer une plainte au service de police local. Les sextorqueurs n’arrêteront pas à la suite d’une demande comblée et vont continuer de menacer la victime.

Les victimes doivent également conserver les archives de leurs conversations, en guise de preuve et pour aider la police dans son enquête.

Aucun dossier ne semble avoir été ouvert récemment dans la région. La Sûreté du Québec souhaite toutefois sensibiliser les parents à ce phénomène. Certains parents ont d’ailleurs reçu un communiqué de presse de la SQ expliquant la marche à suivre pour les victimes.

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