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Un niveau du lac Saint-Jean possiblement plus bas cet été, avertit Rio Tinto

Des pêcheurs en bateau sur le lac Saint-Jean.

Rio Tinto gère le niveau du lac Saint-Jean pour étaler sa production d'hydroélectricité qui sert à fabriquer de l'aluminium.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dépendamment de l’humeur de dame Nature au cours des prochaines semaines, le niveau d’eau du lac Saint-Jean pourrait se retrouver sous les 15 pieds le 24 juin, un phénomène qui n’a pas été observé depuis 10 ans.

C'est du moins le scénario auquel s’attend la multinationale Rio Tinto.

Pour le moment, le niveau du lac se situe à 14,97 pieds et est à peu près stable depuis le 12 mai. À titre de comparaison, le 24 mai 2019, le lac avait atteint un sommet à plus de 17 pieds. Le 24 juin, il se trouvait alors autour de 15,8 pieds.

L'an dernier, le 20 mai, comme le printemps avait été beaucoup plus tardif, le niveau du lac était toujours en hausse, se trouvant à moins de 12 pieds. Il avait ensuite atteint un maximum à un peu plus de 16 pieds avant de retomber à un peu plus de 15 le 24 juin.

Plusieurs facteurs météorologiques influencent le faible niveau du lac Saint-Jean : un couvert de neige et un volume de crue plus faible que la normale, de même que de faibles précipitations printanières.

Il faut se souvenir que Rio Tinto contrôle seulement 25 % des apports en eau , pointe la porte-parole de la multinationale, Malika Cherry.

Sauf exception, Rio Tinto s’engage à maintenir le niveau, pour cette période de l’été, à plus de 14 pieds.

On pourrait être relevé de notre obligation dans des situations où il y aurait faible hydraulicité, c'est-à-dire que les apports naturels observés sur le bassin en aval seraient inférieurs à 815 mètres cubes par seconde pendant 10 jours consécutifs, entre le 15 mai et le 1er septembre , poursuit Malika Cherry.

Rappelons que Rio Tinto gère le niveau du lac pour étaler sa production d'hydroélectricité qui sert à fabriquer de l'aluminium.

La situation est suivie de près par de nombreux riverains et plaisanciers.

Richard Bouchard est l’un d’entre eux. Il pourra mettre son voilier à l'eau après quelques travaux d’entretien. Ce navigateur expérimenté a l’habitude de guetter le niveau de l’eau du Piékouagami, sur lequel il vogue depuis une vingtaine d’années.

Un homme nettoie son bateau.

Richard Bouchard, navigateur depuis une vingtaine d’années sur le lac Saint-Jean, en plein travail. Comme d’autres, il surveille le niveau du plan d'eau.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

C'est à surveiller. Plus le lac baisse, évidemment, plus les obstacles montent. On va accrocher facilement des obstacles dans le fond de l'eau. Plus on descend, d'un pied ou d'un demi-pied, le niveau de navigation change d'optique, tant en termes de sécurité que de possibilités de naviguer. Ça élimine des secteurs, ça élimine des couloirs, ça élimine des embouchures et des baies , expose-t-il.

Le Conseil de gestion durable Un lac pour tous veille au grain.

Les enjeux sont principalement du point de vue de la navigation, on en est conscient. Il y a même des secteurs où il peut y avoir des difficultés à mettre les bateaux à l'eau, si le lac est trop bas. On est conscient qu'on a eu des précipitations anormales. Rio Tinto subit les conséquences de ces bas taux, mais on va leur rappeler l'importance de suivre le décret, assure le président de l’organisme, Luc Simard, également préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine et un des trois préfets sur ce comité.

Des voiliers en cale sèche.

Les plaisanciers qui mettront leur bateau à l'eau devront être plus attentifs aux obstacles sur l'eau cet été si le niveau du lac est plus bas.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Avis aux plaisanciers qui sillonneront le lac Saint-Jean cet été, particulièrement les néophytes : gare aux obstacles qui pourraient poindre sur le parcours et attention à l’enlisement.

Les gens s'en viennent sur le lac [...]. Quelqu'un qui viendrait de l'extérieur de la région passer une fin de semaine ici serait moins au courant, moins à l'affût de la question des niveaux, observe Richard Bouchard, qui a bien hâte d’avoir le vent dans les voiles.

D'après le reportage de Laurie Gobeil

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