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Risques de contamination plus élevés dans les écoles communautaires de Regina

Un tableau sur lequel il y a des équations mathématiques à la craie.

Les familles des écoles communautaires n’ont pas Internet et vivent dans des foyers défavorisés ou dans la pauvreté. (archives)

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

Les familles qui envoient leurs enfants dans les écoles communautaires de Regina font face à des défis supplémentaires, puisque les risques de contamination par le coronavirus y sont plus élevés.

Plus de 30 cas de COVID-19 ont été recensés depuis le retour des cours en présentiel le 3 mai dernier. Au moins 16 l'ont été dans des écoles communautaires.

Selon des experts, les familles des écoles communautaires n’ont pas Internet et vivent dans des foyers défavorisés ou dans la pauvreté. La directrice générale du North Central Family Centre, Jamiy Moran, affirme que son organisation tente de les aider.

De plus, ils occupent un emploi précaire et au salaire minimum. En raison de la pandémie, beaucoup se sont retrouvés au chômage. Nous avons constaté une augmentation considérable de l'insécurité alimentaire ici, poursuit Jamiy Moran.

Les inégalités sociales, un facteur de risque ?

Selon le professeur associé en travail social à l'Université de Regina Miguel Sanchez, une analyse scientifique montre de quelle façon les plus vulnérables tombent malades et meurent plus fréquemment en raison de conditions injustes, mais évitables que la COVID-19 a amplifiées.

L'ampleur des effets de la pandémie est plus grande chez les Autochtones et les nouveaux arrivants. Nous savons déjà qu'il ne fait guère de doute que la pandémie constitue une menace sérieuse pour la population active des quartiers pauvres , ajoute-t-il.

Miguel Sanchez suggère une aide de la santé publique qui permettrait de bonifier les avantages sociaux dont bénéficient ces personnes, comme les congés de maladie.

Pendant un an, ces familles et ces ménages à faible revenu ont dû choisir entre aller travailler, perdre leur emploi ou se confiner dans la précarité, soutient M. Sanchez.

Après la pandémie, il souhaite que les préposés au nettoyage, les employés des épiceries et les chauffeurs d'autobus obtiennent une meilleure reconnaissance. Il espère que les revenus et les mesures de sécurité augmenteront pour les personnes qui font ce type de travail.

La pandémie de COVID-19 a mis en lumière de nombreux problèmes au sein de la communauté. Selon Jamiy Moran, des organismes distribuent tant bien que mal des paniers de nourriture, mais ces personnes ont de la difficulté à avoir accès aux épiceries, aux banques et aux services médicaux.

Avec les informations de Heidi Atter

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