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Prix du bois : la scierie Bois d’Or compétitionne les grandes surfaces en achetant local

Le président de la scierie Bois d'Or, Denis Houle, accompagné de sa femme, Françoise Dessureault.

Le président de la scierie Bois d'Or, Denis Houle, accompagné de sa femme, Françoise Dessureault.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Alors que les prix du bois font hésiter de nombreux consommateurs à aller de l’avant avec leurs projets de rénovation ou de construction, la scierie Bois d’Or, située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Rouyn-Noranda, continue d’aider les gens à réaliser leurs projets de rêve.

Le président de l’entreprise, Denis Houle, indique que l’usine, qui se spécialise dans les produits de deuxième et de troisième transformation, s’est mise à produire davantage de bois d'œuvre afin de répondre aux besoins de sa clientèle.

Ici, on produit du bois brut, bien entendu, mais avec la pandémie et la hausse des prix, c’est sûr que du bois de construction, on en sort un peu. Mais notre principal business, ça reste la deuxième transformation, qui est le lambris, les moulures, les planchers et les revêtements extérieurs, affirme M. Houle.

On ne vend pas dans les chaînes de magasins. On travaille strictement avec monsieur et madame tout le monde et avec les contracteurs. Beaucoup de gens arrivent ici sans savoir à quoi s’attendre, et finalement, ils réalisent leurs rêves.

Une citation de :Denis Houle
Des moulures en bois.

L'entreprise propose un éventail varié de moulures et de lambris.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

L’usine de Rollet transforme un nombre varié d’essences d’arbres, dont le pin rouge, le pin blanc, l’épinette, le mélèze et le tremble. L’entreprise s’approvisionne directement dans les forêts de l’Abitibi-Témiscamingue pour sa matière première.

On travaille avec le syndicat des producteurs de bois [de l’Abitibi-Témiscamingue]. Eux contactent des gens qui ont du bois à vendre sur leurs lots privés. On pourrait aussi faire affaire avec RYAM, parce qu’ils ont de gros chantiers et ils rencontrent souvent du pin blanc et du pin rouge qu’ils n’utilisent pas, soutient M. Houle.

L’entrepreneur affirme effectuer des contrôles de qualité en forêt avant d’acheter la ressource.

Quand on décide d’acheter du bois, on se rend directement chez le forestier pour voir la qualité du bois avant qu’il le bûche. Ça nous permet de leur montrer ce dont on a besoin, ce que ça comporte et ce qu’on veut faire avec. Une fois qu’ils ont compris ce qu’on souhaite faire, les gens sont beaucoup plus attentifs à nous livrer de beaux produits. Actuellement, ça répond très bien, signale-t-il.

Denis Houle mesure le diamètre d'un tronc d'arbre.

La scierie Bois d'Or peut transformer des arbres de plus gros diamètre que les scieries industrielles.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Éviter les intermédiaires pour offrir un meilleur prix

En s’approvisionnant directement de la forêt et en transformant sur place les billes de bois, l’entreprise évite les intermédiaires qui font en sorte de faire augmenter le prix du produit fini. Malgré la petite taille de sa scierie, Denis Houle affirme être en mesure de vendre son bois à des prix plus avantageux que dans les grands magasins de construction.

Il faut comprendre que le bois qui est livré dans les grandes surfaces, il vient des usines. Il y a beaucoup de transport et de manutention et, en quelque part, il faut que ça se paye. En plus, le bois de construction, il est sur la bourse, tandis que le bois de transformation comme on fait, il n’est pas sur la bourse, donc il y a une stabilité dans les prix par rapport à ce qui se passe dans les grandes surfaces, explique-t-il.

Au cours de la dernière année, M. Houle indique avoir haussé les montants offerts aux producteurs forestiers afin de s’assurer d’obtenir des arbres de la meilleure qualité possible. Cette hausse se répercute nécessairement sur les prix de vente aux clients à la fin du processus de transformation.

Un tronc d'arbre prêt à être scié dans l'usine.

Denis Houle décrit son entreprise comme une scierie « à échelle humaine ».

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

C’est sûr qu’on a augmenté un peu nos prix parce que durant l’hiver, j’ai bonifié les arrivages de bois de 5 à 10 $ la tonne. Comme le prix remontait, je me disais : la tarte, on peut la séparer. On vivait avant, on va continuer à vivre, mieux même. Ce n’était pas une grosse augmentation qu’on donnait, mais ça représentait une hausse entre 200 et 400 $ la van pour le forestier, sans trop gruger notre profit, résume-t-il.

Passer le flambeau

Après de nombreuses années dans le métier, Denis Houle et sa femme Françoise Dessureault commencent à songer à passer le flambeau à de nouveaux propriétaires. Ils souhaitent trouver des entrepreneurs dynamiques qui continueront à servir la population comme ils le font depuis plusieurs années.

C’est ce qu’on espère, parce que je suis rendu à un âge assez avancé. On espère toujours avoir une relève et être capable de passer le flambeau pour continuer à rendre service à monsieur et madame tout le monde, conclut-il.

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