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Jean Boulet espère éviter une grève dans le secteur de la construction

Un travailleur debout sur la structure d'une maison en construction.

Archives

Photo : CBC

Radio-Canada

La possibilité d’une grève dans le secteur de la construction déplaît fortement au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet. Il affirme qu’il va tout faire en son pouvoir pour aider les deux parties à s’entendre.

On ne peut pas se permettre un conflit, on est en reprise économique, il y a des familles qui sont en attente pour des unité d’habitation, des logements, des maisons, il y a des rénovations d’hôpitaux et de routes [à faire] , a déclaré le député de Trois-Rivières, en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Les travailleurs de la construction ont voté à 93 % pour une grève générale illimitée, a fait savoir mercredi l'Alliance syndicale qui regroupe les cinq syndicats reconnus dans l'industrie de la construction. Quelque 190 000 travailleurs dans l'industrie de la construction sont concernés dans l'ensemble du Québec.

On ne peut pas, dans le contexte, tolérer un conflit.

Une citation de :Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale

Je vais tout faire, jusqu’à la dernière minute pour donner les outils aux parties pour trouver un terrain d’entente, affirme M. Boulet.

Le ministre est tout de même prêt à envisager un recours à une loi spéciale pour éviter la grève. Il n’y a rien qui est exclu , a-t-il précisé en soulignant qu’il est optimiste quant aux négociations.

J’ai encore confiance dans leur capacité de trouver un terrain d’entente, affirme le député caquiste qui a parlé aux deux parties notamment pour leur proposer l’aide d’un arbitre pour régler les points problématiques.

Le principal litige entre les associations patronales et les syndicats ne porte pas sur les salaires. Il porte principalement sur le recours aux applications mobiles sur le téléphone personnel des travailleurs par les employeurs. Ces applications permettent d'inscrire les heures d'arrivée et de départ du chantier, ainsi que les heures supplémentaires.

Jean Boulet a un point de vue partagé sur la question. Je ne suis certainement pas en faveur d’une surveillance continue de la prestation de travail de quelqu’un , mais il affirme aussi que ça peut servir à des fins bénéfiques pour tout le monde, on est en contexte d’automatisation, ça peut se justifier, tout est du cas par cas.

Les travailleurs et travailleuses de la construction sont des gens qui se lèvent à 4 h, 5 h du matin pour bâtir le Québec; ils ont besoin d’un minimum de respect.

Une citation de :Éric Boisjoly, porte-parole de l'Alliance syndicale du secteur de la construction

L'alliance syndicale n’est pas contre les technologies, a précisé le porte-parole de l'Alliance syndicale du secteur de la construction, Éric Boisjoly, à l’émission Toujours le matin, mais il craint des intrusions dans la vie privée et souhaite que des alternatives soient prévues.

Déconfinement : du télétravail au bureau

Le télétravail, c’est encore obligatoire, à moins que ce soit essentiel d’aller au bureau, a déclaré d’emblée le ministre du Travail, quelques jours après l’annonce du plan de déconfinement du gouvernement Legault.

Jean Boulet affirme que lorsque la majorité des régions du Québec basculeront en zone jaune, ce qui pourrait arriver dès le 14 juin, le télétravail sera alors recommandé et non obligatoire.

Le 28 juin, normalement, on s’en va en zone verte et là, le retour progressif va être permis, dit-il. 

Le député caquiste affirme que la distanciation physique de deux mètres sera encore nécessaire ainsi que le port du masque. M. Boulet promet d'annoncer plus d’indications pour aider les employeurs et les employés dans cette transition.

À la fin août, si 75 % des 12 ans et plus ont reçu deux doses, on peut s’attendre à ce que les règles s’assouplissent davantage.

À savoir si un télétravailleur peut demander à rester chez lui, il répond : C’est une grande question. Je dis depuis des mois aux employeurs : "Faites des politiques de télétravail".

Je suis un grand partisan de la formule hybride, dit-il en précisant qu’ultimement, ça relève du droit de gestion de l’employeur.

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