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Forêts anciennes : sept nouvelles arrestations aux barricades Caycuse

Pour compliquer leur arrestation, 2 manifestants se sont emprisonné un bras dans du ciment coulé dans un trou.

Une poignée de manifestants devant une barricade établie sur une route forestière.

Les manifestants se trouvant au campement de Caycuse avaient reçu un préavis de 24 heures pour quitter les lieux.

Photo : David Malysheff

Pour une deuxième journée consécutive, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a arrêté des manifestants aux barricades de Caycuse, à l’ouest de Lake Cowichan, sur l’île de Vancouver.

Mercredi après-midi, la police a fait état de cinq arrestations, quatre pour avoir enfreint l’injonction accordée par la Cour suprême en avril, et une pour obstruction, indique le communiqué de la GRC.

Deux arrestations ont également eu lieu dans la soirée.

Le caporal Chris Manseau, de la GRC, expliquait, mercredi, que leur arrestation a nécessité une intervention spécialisée.

Les personnes ont creusé un trou dans la terre, y ont mis leur bras et ont coulé du ciment autour. Alors on doit briser tout le ciment avant d'évacuer les personnes.

Un hélicoptère a été envoyé sur place et une trentaine de véhicules de la GRC se sont présentés sur le site mercredi matin, selon le Rainforest Flying Squad, l’un des groupes qui militent pour la sauvegarde des arbres anciens.

Mardi, sept personnes ont été arrêtées, et la GRC indique que l’opération s’étendra sur plusieurs jours de plus.

Nous prenons notre temps pour évacuer les manifestants, ce n’est pas une opération qu’il faut faire très vite [...] Nous ne voulons pas de violence, souligne le caporal Manseau.

L’une des manifestantes arrêtées mardi a comparu mercredi après-midi à la Cour suprême provinciale de Nanaimo après avoir passé la nuit en détention provisoire.

Son nom est Rainbow Eyes, c’est une Autochtone. Elle a refusé de signer la décharge lui demandant de ne pas revenir sur ce territoire, explique une membre du Rainforest Flying Squad, Kathy Code.

Dans un communiqué, le groupe affirme aussi que des travaux forestiers semblent avoir commencé puisque au moins deux camions industriels sont entrés dans la zone forestière, l'un chargé de gros tuyau, et l'autre, d’une petite grue.

La zone d’exclusion remise en question

Vendredi, le Rainforest Flying Squad souhaite contester en Cour la mise en place de la zone d’exclusion, prévue pour permettre aux manifestants, aux observateurs ainsi qu’aux médias de demeurer sur place, sans toutefois bloquer l’accès à la zone forestière où ont lieu les travaux.

Nous pensons que c’est illégal et que ce n’est pas permis sous l’injonction.

Une citation de :Kathy Code, membre, Rainforest Flying Squad

Mardi, l’Association canadienne des journalistes a demandé, dans un communiqué, que les pouvoirs de la GRC soient revus par la justice pour permettre un meilleur accès aux médias.

C’est une répétition d’un comportement qu’on a vu par le passé et par lequel la GRC et d'autres forces policières violent les libertés civiles fondamentales et bloquent l'accès des journalistes à un site où ils appliquent une injonction contre des manifestants, a déclaré le président de l’Association, Brent Jolly.

Selon le Rainforest Flying Squad, un membre des médias figure parmi les personnes arrêtées mercredi.

Avec des informations de Raluca Tomulescu

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