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Marché saisonnier au Vieux-Port : personne n'est intéressé à s'en occuper

Une illustration du marché saisonnier du Vieux-Port de Québec.

Un marché «satellite» devait voir le jour dès l'été 2019 pour combler le vide laissé par la fermeture du Marché du Vieux-Port.

Photo : Courtoisie, Ville de Québec

Promesse brisée depuis l’ouverture du Grand Marché de Québec, l’installation d’un marché saisonnier sur les lieux de l’ancien Marché du Vieux-Port ne risque pas d'avoir lieu cet été. La Ville de Québec a approché plusieurs organisations qui ont toutes refusé de s’en occuper, a appris Radio-Canada.

Selon nos informations, la Ville proposait la tenue d’un marché extérieur les samedis d’été, sous des tentes, pour environ 10 semaines.

Le concept semble toutefois n’avoir séduit aucun candidat potentiel, à commencer par la Coopérative des horticulteurs de Québec, qui gère le Grand Marché depuis son ouverture.

Il était prévu que la Coopérative tienne un marché satellite dans le Vieux-Port dès 2019 afin de compenser la fermeture de l’ancien établissement. Or, une fois de plus cette année, l’organisation a préféré passer son tour.

À l’heure actuelle, on veut concentrer tous nos efforts directement au Grand Marché, a expliqué la directrice générale, Jade-Èva Côté-Rouillard, en poste depuis février dernier.

La façade du Grand Marché de Québec.

Le Grand Marché de Québec a ouvert en 2019 pour remplacer le Marché du Vieux-Port (archives).

Photo : Radio-Canada / Félix Morrissette Beaulieu

Manque de ressources

Le Marché public de Sainte-Foy, dont le nouveau bâtiment permanent a été inauguré l’an dernier, a aussi été sondé par la Ville pour vendre des produits alimentaires dans le Vieux-Port.

Jointe au téléphone, la directrice générale, Isabelle Brodeur, a indiqué que le Marché public manque de ressources pour s’occuper d’un deuxième emplacement et a donc décliné.

Même son de cloche au Marché public de Limoilou, qui a lieu tous les dimanches, de juillet à septembre, depuis plusieurs années. Sa présidente, Valérie Bélanger, juge qu’il n’est pas réaliste pour son organisation de penser s'occuper d'un deuxième marché.

« C'était vraiment une question de manque de ressources humaines, de ressources en temps, de ressources financières. Le Marché public de Limoilou est 100 % organisé par une équipe de bénévoles. »

— Une citation de  Valérie Bélanger, présidente du Marché public de Limoilou

Mme Bélanger dit aussi que la notion de solidarité a été prise en considération, puisque le Marché Saint-Sauveur a déjà lieu les samedis d’été au parc Durocher. Bref, elle ne voulait pas déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Je pense qu'il y a assez de producteurs et de transformateurs disponibles. Par contre, je ne voulais pas non plus scinder ce petit groupe-là quand notre objectif, c'est de faire vivre nos quartiers centraux, dit-elle.

On aimerait bien, mais...

Les Urbainculteurs, qui cultivent déjà des légumes hors terre sur le site de l’ancien Marché du Vieux-Port, ont également été approchés par la Ville.

On aimerait bien qu'il y ait un marché sur place, mais pour nous, en tant qu'organisme, c'était un petit peu trop éloigné de notre mission, qui est vraiment plus axée sur le développement de l'agriculture urbaine, explique la coordonnatrice des communications, Marie-Hélène Dubé

« Juste au niveau de la charge de travail, c'était un petit peu trop à gérer en plus de nos autres projets. »

— Une citation de  Marie-Hélène Dubé, coordonnatrice des communications aux Urbainculteurs
Un homme travaille dans les jardins du bassin Louise.

Les Urbainculteurs cultivent des légumes sur les terrains de l'ancien Marché du Vieux-Port depuis 2020

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Mince consolation pour les résidents du secteur : les Urbainculteurs prévoient tout de même vendre leurs surplus de production maraîchère sur place, avec un petit kiosque, à raison d’une journée par semaine.

Toujours espoir

Le porte-parole de la Ville de Québec, David O’Brien, ne précise pas combien de partenaires potentiels ont été sondés jusqu’ici pour organiser ce marché saisonnier, mais confirme que le constat fut clair.

Tous souhaitent avant tout consacrer leurs énergies à leur mission première, et ne pas s’étendre vers des activités secondaires, résume-t-il par courriel.

« Rappelons aussi que les petits marchés qui ont connu du succès au fil des ans sur le territoire émanent tous d’initiatives du milieu. »

— Une citation de  David O'Brien, porte-parole de la Ville de Québec

M. O’Brien affirme cependant que la Ville a toujours comme objectif d’avoir éventuellement un marché public de quartier dans le secteur du bassin Louise et est toujours à la recherche d’un partenaire pour l'opérer.

La Ville entend donc poursuivre ses démarches de consultation auprès d’associations et regroupements locaux, et auprès des conseils de quartier du secteur, afin de trouver une solution viable, conclut-il.

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