•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Canada limite, sans les interdire, les pesticides « tueurs d’abeilles »

Une abeille sur une fleur.

Les néonicotinoïdes, jugés responsables du déclin du nombre d'abeilles dans le monde, sont interdits en Europe depuis 2018.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Agence France-Presse

Santé Canada a annoncé mercredi qu'il renonçait à interdire le troisième pesticide néonicotinoïde homologué au Canada, tout en limitant son utilisation pour certaines cultures comme il l'avait fait pour les deux autres.

Santé Canada a validé l'utilisation sous condition de l'imidaclopride, l'un des trois pesticides qualifiés de tueurs d'abeilles homologués au Canada, avec la clothianidine et le thiaméthoxame.

Santé Canada a conclu qu'une interdiction totale des pesticides néonicotinoïdes n'était pas justifiée, a expliqué lors d'un point de presse Scott Kirby, chargé du dossier des pesticides au ministère de la Santé.

Une réévaluation des données scientifiques a permis d'établir que certaines utilisations de l'imidaclopride ne présentaient pas de risques pour la santé humaine ou pour l'environnement, alors que d'autres utilisations présentaient effectivement des risques, a-t-il ajouté.

Les limitations imposées à l'utilisation de l'imidaclopride visent surtout les graines traitées avec ce pesticide et plantées à l'extérieur, où elles risquent d'être mangées par les oiseaux.

Elles s'appliqueront également aux cultures de légumes en extérieur et de tabac, ainsi qu'au traitement du gazon.

Fin mars, Santé Canada a annoncé qu'il allait limiter l'utilisation des deux autres néonicotinoïdes dans plusieurs cultures de fruits et légumes, notamment certaines laitues, pommes de terre, bleuets, maïs ou soja.

Les néonicotinoïdes, jugés responsables du déclin du nombre d'abeilles dans le monde, sont interdits en Europe depuis 2018.

En France, le Conseil d'État a validé mi-mars leur réautorisation provisoire dans la filière de la betterave sucrière pour faire face à la chute des récoltes après l'invasion d'un puceron vecteur de la jaunisse.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !