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Déconfinement : « Notre jour viendra », dit la Dre Etches aux Ottaviens

Gros plan sur le visage masquée de la docteure.

La médecin chef d'Ottawa, la Dre Vera Etches (archives)

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

« Notre jour à nous va arriver bientôt », lance la Dre Vera Etches, de Santé publique Ottawa (SPO), aux Ottaviens qui se résignent à voir ceux qui résident de l’autre côté de la rivière des Outaouais se préparer à un semblant de retour à la vie normale.

Je suis heureuse que la population en Outaouais ait eu un succès avec la diminution de la [transmission de] la COVID-19 dans leur communauté. C’est bon à voir. On a, de notre côté, un travail à continuer quant à la baisse dans notre communauté, a-t-elle insisté en point de presse, mercredi.

La médecin chef en santé publique de SPO a souligné que l’ordre de rester à la maison, décrété par la province, est encore en vigueur et qu’il est important d’éviter tout passage non essentiel par la frontière interprovinciale.

Elle a tenu ces propos au lendemain du dévoilement du plan de déconfinement du gouvernement québécois de François Legault. Ainsi, en Outaouais, le couvre-feu sera levé et les terrasses pourront rouvrir dès le 28 mai, entre autres assouplissements à venir.

Si Ottawa n’en est pas là, la Dre Etche a malgré tout indiqué qu’elle constate des signes encourageants. Elle a donné en exemple le fait que le taux de positivité des personnes subissant un dépistage à la COVID-19 diminue et que moins d’éclosions ne surviennent.

C’est important de continuer avec les mesures, en ce moment, parce que le niveau de protection conféré par le vaccin n’est pas suffisant pour empêcher une augmentation [de survenir] encore, a-t-elle ajouté en faisant référence à la couverture vaccinale dans la population.

Chose certaine, elle s’attend à voir une certaine similarité entre les activités permises au Québec et celles qui le seront, dans un premier temps, sur la rive ontarienne, une fois le moment venu.

Je crois que l’accent irait idéalement, pour commencer, sur les activités extérieures. [...] Cela pourrait être de retourner à des activités récréatives extérieures. On pourrait voir une reprise avec les terrasses, a évoqué la Dre Etches.

Le gouvernement de Doug Ford a déjà indiqué qu’il planchait sur un plan de réouverture de la province et que des détails seraient donnés avant que l’ordre de rester à la maison ne vienne à échéance, le 2 juin.

SPO répond à la frustration face à la vaccination

La médecin chef et ses collègues à la Ville d’Ottawa ont passé le plus clair de leur point de presse de mercredi à assurer que tous les Ottaviens qui souhaitent être vaccinés le seront et qu'ils ne seront pas oubliés.

Mardi, la frustration était à son comble pour bien des résidents de la capitale fédérale qui ont tenté, en vain, de prendre rendez-vous pour se faire vacciner, dès la vaccination ouverte aux personnes de 18 ans et plus partout en Ontario. Le plan initial était que l’admissibilité ne soit d'abord étendue qu’aux 30 ans et plus, cette semaine.

Toutes les plages horaires se sont remplies en l'espace de quelques heures et la prise de rendez-vous a été mise sur pause, faute de doses suffisantes de vaccins.

C’est frustrant de savoir que des gens, des amis, de la famille, qui sont juste de l’autre côté de la rivière ont pu avoir leur rendez-vous rapidement, a commenté Joëlle Jodoin, une Ottavienne de 27 ans.

Elle se compte néanmoins chanceuse d'avoir réussi à prendre son rendez-vous, après environ 45 minutes d'attente. Sa première dose sera toutefois dans plus d'un mois.

Aux yeux de Lavagnon Ika, professeur à l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa , il est clair que ces ratés sont attribuables à une erreur de coordination du gouvernement Ford avec les maires, entre autres.

C’est une erreur de coordination qui coûte cher au gouvernement et aux décideurs publics, dans la mesure où [...] l'effet obtenu est la suspension de la vaccination plutôt que l’augmentation de sa cadence, a-t-il soutenu.

Le directeur général des Services de protection et d'urgence de la Ville d'Ottawa, Anthony Di Monte, a semblé éviter de casser du sucre sur le gouvernement Ford, mercredi. Il a mentionné que les décisions prises au niveau provincial pouvaient être les bonnes pour l’entièreté de la province, même si elles ont causé une sorte de goulot d’étranglement au niveau local.

J’apprécierais d'avoir plus de vaccins. Cela viendra. [...] Dès que nous aurons plus de vaccins, nous allons les rendre disponibles, a-t-il dit.

La Ville d’Ottawa s’attend à recevoir des livraisons en quantité suffisante à la fin du mois de mai.

Avec des informations de Mama Afou et de Nafi Alibert

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