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L’Alberta et Ottawa investissent 370 M$ pour la formation professionnelle

Deux employés tiennent un panneau solaire sur un toit.

Les entreprises privées de toutes les tailles ainsi que les organismes sans but lucratif peuvent avoir droit au programme.

Photo : Radio-Canada / Justin Pennell

Le gouvernement albertain a annoncé le lancement, demain, d’un programme de subvention aux entreprises privées et aux organismes sans but lucratif pour soutenir la formation professionnelle de personnes sans emploi ou surqualifiées dans la province. Le coût du programme est réparti également entre Edmonton et Ottawa. Selon l’opposition néo-démocrate, cet investissement est trop peu, trop tard.

L’an dernier, le gouvernement fédéral avait offert une enveloppe de 148 millions de dollars pour la qualification professionnelle, que le gouvernement de Jason Kenney n’avait pas utilisée à temps et qui risquait donc d'être perdue. Cette annonce vient donc sécuriser cet argent.

Les employeurs pourront réclamer une subvention couvrant 25 % du salaire ou de la formation d’un nouvel employé durant 52 semaines, jusqu’à un maximum de 25 000 $. Les employeurs qui embauchent des personnes handicapées recevront une fois et demie ce montant.

Ils peuvent demander une subvention pour un maximum de 20 employés, entre le 20 mai et le 31 août. Une deuxième ronde de subventions sera ouverte du 15 septembre au 31 décembre.

Le premier ministre Jason Kenney a défendu les critères du programme, affirmant que le gouvernement albertain offre de nombreux autres programmes, comme celui qui promeut l'alphabétisation.

Il faut que les employeurs soient engagés eux aussi. Ce n'est pas assez de former les employés et de les envoyer se trouver un travail, affirme Jason Kenney. C'est aussi une question d'intégration des employés.

Le gouvernement albertain estime qu’il pourra ainsi permettre à 22 000 personnes de trouver un travail dans la relance économique post-pandémie. En avril, le taux de chômage était de 9 % en Alberta, selon Statistique Canada.

Je crois que, lorsque la pandémie sera terminée, l’Alberta vivra une renaissance. Plusieurs banques et groupes de réflexion estiment que l’Alberta mènera le pays en termes de croissance économique, avec des projections de croissance 6 % à 8 % cette année, a affirmé le premier ministre Jason Kenney.

Je ne peux pas imaginer de meilleur exemple de notre culture entrepreneuriale que de lancer de nouvelles entreprises en ces temps incertains, a-t-il conclu.

Trop peu, trop tard, selon le NPD

La porte-parole du Nouveau Parti démocratique albertain en matière de Travail, Christina Gray, estime que le gouvernement conservateur uni aurait dû dévoiler un tel programme de relance économique dès décembre, lorsque les fonds fédéraux étaient disponibles.

Elle aurait également voulu qu’il soit plus ambitieux et qu’il inclue notamment des investissements dans l’éducation postsecondaire, comme l’ont fait d’autres provinces.

Ce premier ministre est celui qui en a le moins fait et qui l’a fait le plus tard, déplore Christina Gray. Ce programme est le dixième du programme dont on a besoin pour relancer l’économie, ajoute-t-elle.

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