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Deux études canadiennes se penchent sur la sécurité des vaccins pendant la grossesse

Ventre de femme enceinte.

La première étude, d'ampleur pancanadienne, sera pilotée par des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique.

Photo : iStock

La Presse canadienne

Deux nouvelles études financées par le gouvernement du Canada évalueront plus en profondeur l'innocuité et l'efficacité des vaccins contre la COVID-19 chez les femmes enceintes ou qui allaitent.

Le Groupe de travail sur l'immunité face à la COVID-19 (GTIC) et le Groupe de référence sur la surveillance des vaccins (GRSV) consacreront environ 1,3 million de dollars à cette fin.

Les femmes enceintes ou qui allaitent ont été exclues des études cliniques qui ont mené à l'approbation des vaccins contre le coronavirus. Même si les données scientifiques actuelles démontrent que ces vaccins sont sécuritaires pour elles et pour leur bébé, on estime que des recherches supplémentaires et une surveillance de la vaccination contre la COVID-19 sont appropriées pour ces populations.

La première étude, d'ampleur pancanadienne, sera pilotée par des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique.

Ça va être une surveillance de toutes les patientes à travers le Canada qui reçoivent le vaccin pendant leur grossesse ou pendant qu'elles sont en train d'allaiter, a dit la Dre Darine El-Chaâr, une obstétricienne-gynécologue de l'Hôpital d'Ottawa qui collabore aux deux études.

Ça va nous permettre d'avoir un registre canadien qui va être utilisé pour avoir une surveillance à travers le Canada, pour voir s'il y a des signaux de sécurité et aussi avoir la possibilité d'avoir des études à long terme.

Ce projet sera mené en partenariat avec les activités de surveillance des vaccins à travers le Canada, y compris avec le Réseau canadien d'évaluation pour la sécurité des vaccins (CANVAS), une plateforme nationale qui évalue la sécurité des vaccins pendant la mise en œuvre des campagnes de vaccination à travers le Canada.

Les femmes qui y participeront seront notamment interrogées au sujet de leur attitude par rapport aux vaccins contre la COVID-19, par exemple ce qui les encourage à le prendre ou ce qui les fait hésiter.

La deuxième étude sera menée en Ontario. Elle permettra un croisement entre les données du registre Better Outcomes Registry & Network (BORN) Ontario, qui recense chaque bébé né dans la province, et celle de COVaxON, le registre de vaccination du ministère de la Santé de l'Ontario.

Ça va nous donner une belle base de données de ce qui est arrivé pendant la grossesse, quel genre de risque [les femmes enceintes] avaient, comment s'est passée la naissance, est-ce qu'il y a eu des complications, a précisé la Dre El-Chaâr.

Dans les deux cas, les données colligées permettront non seulement de prendre la mesure de la situation actuelle, mais aussi de procéder à des analyses à plus long terme au cours des prochaines années.

Pour le moment, rien ne permet de craindre que les vaccins soient dangereux pour les femmes enceintes, pour celles qui allaitent, ou encore pour leur enfant. Une vaste étude publiée tout récemment par le New England Journal of Medicine n'a décelé aucune différence entre les femmes vaccinées et celles qui ne sont pas vaccinées en ce qui concerne les complications obstétriques.

D'autres recherches ont aussi détecté des anticorps contre le coronavirus dans le sang du cordon ombilical ou encore dans le lait maternel, ce qui pourrait fournir une certaine protection à l'enfant. Ce phénomène avait été vu précédemment avec d'autres vaccins et il est bien connu des médecins.

Un volet de l'étude pancanadienne s'intéressera d'ailleurs à cette immunogénicité.

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