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Le tunnel sera aménagé sur deux étages avec un total de six voies de circulation, dont deux réservées au transport en commun.

Le tunnel Québec-Lévis prendra au moins 10 ans à construire.

Photo : Gouvernement du Québec

Si le gouvernement veut réellement convaincre les Lévisiens d’abandonner leur voiture pour traverser le fleuve, il doit absolument offrir une autre option qu’un détour en autobus pour se rendre à l’embouchure sud du tunnel, affirme le GIRAM.

Trois accès sont prévus du côté de Québec. Les usagers du transport en commun pourront embarquer ou débarquer du tunnel à la colline Parlementaire, au jardin Jean-Paul-L’Allier ou à Expocité.

À Lévis, une seule station est prévue. Elle se situe en dehors du centre-ville, à l’autre bout du tronçon de 8,3 km, au croisement de l’autoroute 20 et de la rue Monseigneur-Bourget.

Il y a une efficience du côté de Québec. Mais, sur la rive sud, pour le transport collectif, il y a une déficience, affirme le vice-président du Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM), Gaston Cadrin.

Le tracé du tunnel Québec-Lévis.

Le tracé du tunnel Québec-Lévis

Photo : Radio-Canada / Google Earth

Le groupe environnemental affirme qu'un accès au tunnel doit absolument être aménagé pour le transport en commun dans le secteur Desjardins, considérant la présence de grands générateurs de déplacements comme le Mouvement Desjardins, le Centre des congrès et le campus de Lévis de l’Université du Québec à Rimouski.

Éviter un détour supplémentaire

Dans les plans présentés par la Coalition avenir Québec (CAQ) lundi, ce sont plutôt des autobus qui doivent faire le lien entre les voies réservées planifiées sur Guillaume-Couture et la station Lévis.

Carte de l'emplacement du tunnel Québec-Lévis.

Carte de l'emplacement du tunnel Québec-Lévis

Photo :  Gouvernement du Québec

C'est un détour de peut-être 4 kilomètres en autobus. Après tu embarques dans le tunnel pour aller chercher une station de tramway à Québec. Ce n’est pas incitatif à faire en sorte que les gens vont abandonner leur voiture pour le transport collectif, analyse M. Cadrin.

Dans son tracé présenté en janvier 2020, le gouvernement prévoyait pourtant une station dans le secteur Desjardins et une autre au quai Paquet. À Québec, il aurait aussi été possible d’accéder au tunnel par le quartier Petit Champlain.

Carte satellite du tracé du tunnel ainsi que des différentes sorties.

Le tracé présenté par le gouvernement du Québec en janvier 2020 prévoyait plus de stations pour accéder au tunnel.

Photo : Radio-Canada / Google Earth

Un tunnel dédié au transport en commun

Le GIRAM croit également que c’est le tramway de Québec qui doit traverser à Lévis, à l’image du métro de Montréal vers Longueuil.

Si on veut que les gens laissent leur voiture, ça prend des actions radicales, soulève M. Cadrin.

Le groupe avait défendu un lien consacré au transport en commun de centre-ville à centre-ville alors que le gouvernement prônait plutôt un tunnel autoroutier à l’est, dans le secteur de l’île d’Orléans.

Le tunnel sera aménagé sur deux étages avec un total de six voies de circulation, dont deux réservées au transport en commun.

Le tunnel sera aménagé sur deux étages avec un total de six voies de circulation, dont deux réservées au transport en commun.

Photo :  Gouvernement du Québec

Si M. Cadrin se réjouit du cheminement effectué par la CAQ, il regrette de voir que l’automobile prenne encore les deux tiers des voies du tunnel. Pour le GIRAM, le tunnel Québec-Lévis présenté par le gouvernement n’est pas un projet du XXIe siècle.

On sait que le gouvernement veut absolument construire son tunnel à 10 milliards. Il faut au moins que, pour les 50 prochaines années, que ces voies-là soient réversibles. C’est-à-dire, que le jour où l'automobile aura moins d'importance, qu'on puisse les consacrer au transport collectif. Le trou va être fait, dit M. Cadrin.

Limiter l’étalement urbain

C’est en offrant des solutions de rechange attrayantes à la voiture que le gouvernement n’encouragera pas la construction d'ensembles résidentiels à l’est de Lévis, souligne le GIRAM.

Déjà à Beaumont, les maisons poussent comme des champignons. Le maire David Christopher se réjouit de l’engouement pour sa municipalité, mais est conscient qu’il devra réfléchir à un plan d’urbanisme pour préserver le visage du village patrimonial.

Il ne faut pas voir des tours de 20 étages à Beaumont, assure-t-il.

La sortie de la rue Monseigneur-Bourget sur l'autoroute 20.

La sortie de la rive sud du tunnel Québec-Lévis doit arriver dans le secteur à la hauteur de la rue Monseigneur-Bourget sur l'autoroute 20.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

La place importante dévolue à l’automobile dans le projet fait aussi craindre le pire pour les producteurs agricoles. De nombreuses terres cultivées sont dans le secteur choisi pour l’embouchure sud du tunnel.

Les agriculteurs souhaitent la sortie du tunnel soit située entre le fleuve et l’autoroute 20.

S’il faut sortir au sud de l’autoroute 20, ça serait le scénario le plus catastrophique pour l’étalement urbain. Au nord aussi, mais au moins, l’autoroute va créer une barrière, indique le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de Chaudière-Appalaches, James Allen.

L’UPA demande au gouvernement de mettre en place des mécanismes pour protéger les cultures.

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