•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

En hausse de 3,4 % en avril, l'inflation à son plus haut niveau en près de 10 ans

Une personne met de l'essence dans son véhicule, à une station-service.

Les prix de l'essence ont augmenté de 62,5 % d'une année à l'autre en avril, leur plus forte hausse d'une année à l'autre jamais enregistrée.

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

La Presse canadienne

L'inflation annuelle a atteint en avril son plus haut niveau en près d'une décennie, les prix de l'essence ayant affiché une augmentation record par rapport à il y a un an, lorsqu'ils avaient culbuté en raison de la pandémie.

L'indice des prix à la consommation a grimpé de 3,4 % en avril, après avoir progressé de 2,2 % au mois de mars, a indiqué mercredi Statistique Canada.

C'était la troisième fois en autant de mois que l'inflation établissait un nouveau record en cette ère pandémique.

La lecture d'avril était en outre la plus élevée depuis celle de mai 2011, qui avait vu les prix augmenter de 3,7 % sur une base annuelle.

Les prix de l'essence ont bondi en avril, de 62,5 % d'une année à l'autre, enregistrant leur plus forte augmentation annuelle. Ils avaient touché à un creux de 11 ans en avril 2020.

En excluant les prix de l'essence, l'inflation annuelle d'avril s'est établie à 1,9 %, a précisé l'agence fédérale.

À l'échelle régionale, les prix ont augmenté dans toutes les provinces, mais la variation a été généralement plus élevée dans le Canada atlantique, où le mazout de chauffage est plus couramment utilisé.

L'accélération de l'inflation d'ensemble n'est cependant pas une surprise, étant donné que les prix d'avril étaient comparés à ceux du pire moment de la récession économique de l'an dernier, alors que les prix avaient plongé en avril et en mai.

L'impact sur l'indice des prix, qui mesure la variation des prix de divers biens et services, devrait être temporaire, a souligné Statistique Canada.

La semaine dernière, le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a mis en garde contre la volatilité imminente de l'inflation d'ensemble, ajoutant qu'il ne pensait pas qu'une lecture élevée en avril exigerait une action immédiate de la banque centrale.

L'autre aspect, c'est qu'une grande partie de notre économie reste très faible, a-t-il indiqué aux journalistes à la suite d'un discours prononcé devant des étudiants universitaires du Canada atlantique la semaine dernière.

Il y a beaucoup trop de Canadiens au chômage, et cela exerce une pression à la baisse sur l'inflation. Donc, oui, nous nous attendons à ce qu'elle monte à environ 3 % et diminue ensuite par la suite, a-t-il indiqué.

L'économiste James Marple, de la Banque TD, a fait remarquer qu'une partie de la hausse des prix reflétait la reprise depuis les creux de l'année dernière, alors que les prix ont augmenté dans des secteurs comme les vêtements et même les voyages.

Il a écrit que les pressions sur les prix continueraient probablement à se faire sentir à mesure que la demande s'accélère et que l'offre de biens met du temps à la rattraper.

La moyenne des trois mesures de l'inflation de base, qui sont considérées comme de meilleurs indicateurs des pressions sous-jacentes sur les prix et sont étroitement suivies par la Banque du Canada, était de 2,1 % pour avril, contre 1,93 % en mars, a indiqué Statistique Canada.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !